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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 15:17

Un directeur d'une grande compagnie chinoise qui a travaillé en RDC m'a dit qu' un ministre Congolais touche deux fois voire trois fois plus plus qu'un ministre Chinois.


Or la Chine est sans doute plus developpée que la RDC sur tous les plans (aux années 1960s, 1970s, la Chine était plus pauvre que le Zaire) !


Il a fait allusion à “l'esprit d'équipe” qui caractérise tous les Chinois: chaque Chinois et Chinoise tel un joueur dans n'importe quel domaine, ou qu'il se trouve, contribue à l'émancipation de la nation même au prix des sacrifices, accepte même que son salaire soit rabaissé pour l'intérêt du peuple et de la nation. Mais en RDC, les députés militent pour la majoration de leurs émolument ($13,000 ) alors qu'un fonctionnaire de l'Etat touche moins de $150.


“Eat big, shit big, have a bigger house, a smarter car than others” ("Mangez grand, déféquer grand, avoir une plus grande maison, une voiture de luxe, des concubine plus que les d'autres")


“L'esprit Mokolo Nakokufa”: (le jour je ferai face à la mort, je me souviendrai des grandes choses que j'ai fait dans la vie: les enfants que j'ai envoyés en Europe, les comptes bancaires et villas à l'étranger, les vehicules ) cette chanson de Rocherau ! (


Nakanisa kaka bana natinda na Mpoto, mbomgo na banque na ba-camions...


Les sallaires ne se calculent pas en francs Congolais mais en dollars alors qu'en Chine toutes les transactions se font en yuan. Conséquence: accentuation de la pauvrété en RDC. le dollar mange toutes les richesses de la RDC !


Référence:


Réduction drastique du train de vie : le gouvernement s’attaque aux allocations mensuelles des institutions et celles des grandes administrations


http://www.digitalcongo.net/article/115491


Réduction drastique du train de vie : le gouvernement s’attaque aux allocations mensuelles des institutions et celles des grandes administrations


Kinshasa, 13/05/2016 / Politique


Les mesures préconisées par le gouvernement pour conjurer la mauvaise passe que traverse le pays consisteraient à plafonner les dépenses publiques. Le commun des Congolais se doit de percevoir là une volonté de transparence. Tant, il reste attentif aux bonnes intensions liées à la rationalisation des dépenses, si bien que cette initiative ne sera pas sans ouvrir la boîte de pandore aux institutions.






Lors du conseil des ministres tenu le 4 mai dernier, le Gouvernement a annoncé l’adoption d’un projet de loi des finances rectificative de l’exercice 2016, qui prévoit entre autres, une baisse des dépenses, ramenées de 8.476 milliards de francs congolais à 6.611 milliards, soit un rétrécissement de 2 milliards de francs congolais(environ 2 milliards usd).


Ce projet de loi à soumettre au Parlement, prévoit notamment une cure d’amaigrissement des dépenses publiques de l’Etat pour le reste de l’exercice budgétaire 2016. Face à la crise économique mondiale et à ses répercussions sur l’économie congolaise, le Président de la République avait appelé à une réduction du train de vie des institutions nationales, qui devait permettre notamment, la préservation des acquis sociaux de la population et la poursuite du programme de reconstruction du pays.


Selon le Gouvernement Matata, trois raisons principales justifient cette réduction de la voilure budgétaire de l’Etat. Il y a d’abord la chute du taux de croissance dont les prévisions pour l’année en cours sont passées de 9% à 6,6%, à la suite d’une dégradation constante de la conjoncture internationale.


Il y a ensuite la baisse générale des cours des métaux, principalement le cuivre, principal pourvoyeur des ressources en devises du pays. Des cours en recul de 25% sur un an à 4.825 usd la tonne, contre près do 6000 usd la tonne en 2015. Il y a enfin la baisse des recettes fiscales et non fiscales, du fait notamment de la suspension d’activités de certaines entreprises minières, et de la fermeture de certaines usines, ainsi que de la baisse des importations. Parmi les mesures préconisées par le Gouvernement pour conjurer la mauvaise passe que traverse le pays, figure notamment une réduction de 30% des allocations budgétaires mensuelles accordées aux différentes institutions de la République et aux grandes Administrations du pays.


Dans une note circulaire du 05 mai dernier adressée à tous les gestionnaires des crédits avec ampliation à tous les chefs des institutions, le Ministre d’Etat en charge du Budget le Professeur Michel Bongongo Ikoli, annonçait qu’ « en application des mesures de réduction du train de vie prises par le Gouvernement en vue de la stabilisation et de la relance de l’économie nationale, et en raison des contraintes financières de l’Etat, j’ai l’honneur de vous informer qu’une réduction de 30% sera opérée sur les crédits ouverts au Plan d’Engagement Budgétaire du 2ème trimestre 2016 ».




La même lettre précisait que « cette réduction portera sur les dépenses autres que celles relatives aux rémunérations, à la dette publique et aux frais financiers ».


Dans plusieurs de ces institutions concernées par le dégraissage financier, la lettre du Ministre d’Etat au Budget a été réceptionnée avec pincement au cœur. Très vite, elle a été polycopiée et des exemplaires sont tombés entre les mains des gens qui n’en étaient ni les destinataires, encore moins des amplisataires.


Les deniers de la discorde


Au Palais du peuple tout semble parti d’une rumeur d’origine indéterminée, mais qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans les couloirs du Palais du peuple. La rumeur affirmait que pour se conformer à la mesure du Gouvernement qui demande que tout le monde se serre la ceinture en ces temps de vaches maigres, le Bureau de l’Assemblée avait l’intention de supprimer aux députés leur prime mensuelle, celle que les élus appellent pudiquement les « invisibles ».


Prélevée, dit-on, sur les frais de fonctionnement de l’Assemblée nationale, ces « invisibles », institués sous la législature 2006-2011, permettent aux élus nationaux d’y voir un peu plus clair tant ils sont sujets à de multiples sollicitations. Il s’agit là d’une sorte de rubrique verrouillée, à l’instar de l’Article 220 de la constitution. Oser y toucher équivaudrait donc à une sorte d’acte de haute trahison.


Les élus nationaux, c’est de notoriété publique, aiment le peuple qui les a élus. La défense des intérêts du même peuple, ils connaissent et ne font que ça au fil des jours, du haut de la tribune de l’hémicycle, surtout si des cameras de télévision traînent dans le coin. Réduire le train de vie de l’Etat, ils sont largement pour, et certains d’entre eux le réclamaient haut et fort depuis belle lurette.


Mais si, pour ce faire il faut toucher à leur poche, là vraiment ils ne marchent plus. Car en réalité un député n’a pas son salaire pour lui seul. A côté, il doit affronter moult demandes venant de ses électeurs notamment: payer des frais d’hospitalisation pour tel, acheter un cercueil pour tel autre, prendre en charge les frais scolaires de déshérités, réparer un pont à gauche, réaménager une route de desserte agricole à droite... et tutti quanti…


D’autre part, les droits acquis en matière de rémunération et avantages sociaux doivent être considérés comme acquis. Si à la rigueur institution est obligée de faire des économies pour l’intérêt bien compris de la nation et de son peuple, elle n’a pas à pénaliser les individus. Et en vérité, disent d’aucuns, le train de vie du député congolais par exemple est loin d’être aussi fastueux, pour que quelqu’un leur demande de faire des sacrifices supplémentaires. Des informations disent également que les Bureaux des institutions ont suffisamment de ressources que pour pouvoir, même amputées des 30%, en vivre et continuer à payer les autres primes dans leur intégralité, sans devoir pénaliser les individus.


LoloLuasu B/La Cité Africaine

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