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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 03:22

Opinion : 56 ans après notre indépendance, les ténors de la classe politique Congolaise demeurent toujours des vassaux au service des intérêts étrangers !

Par le Dr. Lokongo

  1. Introduction :

Ce dernier temps, je me suis intéressé à la numérologie pour trouver l’inspiration susceptible de m’aider à affronter la situation sur le terrain en RDC, au pays de mes ancêtres !

En effet, la numérologie est l’art de définir le tracé de vie d’une personne en répertoriant tous les chiffres qui font partie de l’existence. La science des nombres tire ses sources de l’enseignement du philosophe et mathématicien Grec Pythagore, mais il ne faut pas oublier que ce dernier a étudié en Egypte chez les prêtres de Memphis. Il affirmait que rien ne pouvait exister sans les nombres (la numérologie, la philosophie et la mythologie grecque constituent donc un héritage philosophico-culturel Africain volé et hélènisé, si vous ne le saviez pas !).

En numérologie, la signification du nombre 56 est généralement décrite comme suit : La vibration de ce nombre est celui du dualisme : entente et lutte d’intérêts, attraction et inimitié, coexistent souvent dans la vie de son porteur. Les coopérations et partenariats sont aussi un trait dominant de ce nombre. Même si c’est l’aspect coopératif qui domine, des tensions, critiques et déceptions ne sont pas à exclure. Mais rassurez-vous des amitiés bienveillantes, relations fructueuses, et associations avantageuses viendront contrebalancer. Afin d’assurer un équilibre intérieur, le 56 doit s’élever pour prendre du recul sur lui même et les autres, apprendre à mieux gérer ses émotions. Ainsi il pourra trouver un équilibre qui lui permettra de mieux s’occuper de lui même et de ses projets, et moins des autres. Ce sous-nombre présente un bon potentiel si on est déterminé à construire et surmonter les obstacles.

Cette réalité s’applique exactement à notre chère et beau pays, la République Démocratique du Congo, toujours contrainte à faire face aux choix très difficiles, comme le prouve le débat politique de l’heure.

  1. L’ambivalence de l’opposition congolaise

Tout d’abord, en ce qui concerne l’opposition, 56 ans après l’indépendance de la RDC, le souhait exprimé par notre héros national Patrice Lumumba dans son discours du 30 juin 1960, celle de voir une opposition constructive s’ériger en RDC, ne s’est toujours pas réalisé!

“Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l'étranger. Je demande à la minorité parlementaire d’aider mon gouvernement par une opposition constructive et de rester strictement dans les voies légales et démocratiques,” a-t-il déclaré.

Pour Patrice Lumumba, la création “d’un Congo riche, libre et prospère” passe par “l’effort de chaque citoyen… ne reculant devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise”.

56 ans après son indépendance, la RDC dispose toujours d’une opposition immature, à la recherche du gain facile et donc attirée par l’odeur de l’argent (pour un couple uni par l’odeur de l’ argent, dans la plus part des cas, le mariage ne peut pas durer), animée par l’esprit du coop et toujours à la solde des maîtres à penser étrangers et donc toujours au service de deux maitres : un regard fixé sur la caisse nationale en RDC (au cas ou on a besoin de l’argent pour des soins médicaux, y compris des avions médicalisés), un autre regard fixé sur les perdiems déboursés par les maîtres à penser étrangers qui n’hésitent pas de financer les messes noires, comme celle de Gorée par les Anglo-Saxons et les conclaves comme celui de Genval, à une vingtaine de kilomètres de Bruxelles par les Belges.


Vraiment la citation suivante de l’ancien premier ministre RD Congolais Adolphe Muzito (interview accordée à Jeune Afrique, 29/09/2011) reste toujours d'actualité !
“Le contexte matériel ne prédispose pas à un comportement plus moral [en RDC]. Le pays s’est paupérisé à un point tel que les gens ont développé certains comportements pour survivre. Toute la société est gangrenée,” a-t-il déclaré!

Bref, nous sommes convaincus qu'il n'y a pas de vrais opposants en RDC mais des vassaux des maîtres à penser étrangers. Seules les espèces sonnantes et trébuchantes tranchent sur l'orientation politique de tel ou tel autre “acteur politique”! Les nôtres sont des opposants qui se mangent entre eux, ensuite mangent à tous les rateliers. Notez que depuis 2011, faute de consensus, les parlementaires d’opposition demeurent toujours divisés sur la désignation de leur porte-parole, un poste officiel prévu par la Constitution, mais qui n’a jamais été attribué jusqu’à maintenant (et donc l’opposition ne respecte pas la constitution). Selon RFI, cette fonction est convoitée : le porte-parole de l’opposition a un rang protocolaire de vice-Premier ministre, un budget de fonctionnement. Ce qui justifie la bagarre au sein de l’opposition à cet effet. Notez aussi que les opposants se sont réunis autour d’Etienne Tshisekedi à Bruxelles pour le plébisciter comme candidat unique de l'opposition à affronter Joseph Kabila aux élections. Ils ont donc tourné le dos à Moise Katumbi après l’avoir exploité, après l’avoir soutiré beaucoup d'argent sous prétexte qu'ils le soutiendraient tous comme candidat unique de l'opposition à affronter Joseph Kabila aux élections. Pendant ce temps, et les Anglo-Saxons et les Belges tirent la couverture de leur côté : les premiers finançant la messe noire de Gorée, et les derniers finançant le conclave de Bruxelles!. C’est justement ce dualisme, cette ambivalence qui est à l’origine des contradictions qu’étale sans cesse l’opposition congolaise.

Ce qui est curieux c’est le fait que les maîtres à penser étrangers (Occidentaux, Rwandais Ougandais – même Museveni a abandonné“son chien de chasse” Bemba, comme il l’a qualifié) ont abandonné Jean Pierre Bemba à son triste sort. Quand il commettait des crimes de guerre et crimes contre l’humanité et en RDC (y compris l’anthropophage contre les pygmées) et en Centrafrique (pillage des banques – l’argent des Français y était logé et ces derniers ne peuvent jamais le pardonner, viols et massacres systématique), ces maîtres à penser étrangers fermaient les yeux (les Américains ont commis les mêmes crimes contre l’humanité en Irak et en Afghanistan mais ne sont pas inquiétés par la justice internationale).

En effet, pour nous limiter aux seules contradictions de l’heure, en dépit de l’arrêt de la cour suprême de justice qui a tranché que si la Ceni se trouve dans l’impossibilité d’organiser les élections en 2016, le Président Joseph Kabila reste en place à l’issue de la fin de son mandat en cours, soit le 19 décembre 2016, jusqu’à l’élection d’un nouveau président, les esprits ne sont toujours pas apaisés au sein de l’opposition congolaise (à lire la déclaration de l’UDPS sur l’arrêt de la cour suprême qui dit entre autre que, si les élections ne sont pas organisées dans le délai, Kabila doit quitter le pouvoir et remettre les clés du Palais de la Nation, au plus tard le 19 décembre 2016 à minuit. Notez que l’UDPS a tout simplement ici fait écho aux mises en garde lancées par le Département d’Etat et le Congrès Américains, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies et le Parlement Européen au Président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat). Mais alors la question qui se pose est celle de savoir pourquoi le strict respect de la constitution ne doit pas s’appliquer dans ce cas-ci (disons même que pourquoi le réalisme et le pragmatisme politique ne doivent pas l’emporter dans ce cas-ci), étant donné que l’interprétation de la constitution de la cour suprême de justice est absolue ? Nous n’avons que cette cour suprême de justice et il faut en faire avec !

Deuxièmement, Etienne Tshisekedi a fait connaître la position officielle de l’Opposition Congolaise à ce qui concerne le dialogue en perspective comme suit :

1. Non au dialogue convoqué sur base l’ordonnance du 28 Novembre 2015 de Monsieur Joseph Kabila
2. Oui au dialogue convoqué dans l’esprit et la lettre de la résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Or, le Chef de l'Etat conserve encore ses prérogatives de convoquer le dialogue, prérogatives lui dévolues par la constitution, le respect pour laquelle l’opposition ne cesse d’appeler de tous ses voeux, comme l’a beau expliqué le Sénateur She Okitundu sur les ondes de la Radio Top Congo FM ! La notre est une opposition qui souvent veut une chose et son contraire à la fois! Allons au dialogue justement pour que toute la classe politique se mette d’accord pour aplanir le chemin pour la CENI, l’aider à adresser toutes les contraintes en vue des élections libres et transparentes que personne ne pourra encore contester ! Dans le cas contraire, le peuple aura à se prononcer dans le cadre d’un referendum une fois consulté comme l’a déclaré le Secrétaire Général du PPRD, le parti au pouvoir, le Professeur Henri Mova Sakanyi. Il y a une grande partie de la population qui veut que Joseph Kabila reste au pouvoir et lui-même est conscient de ça. Alors pourquoi ne pas tenir compte de cette donne, démocratie oblige ?

Notez que face aux velléités déstabilisatrices d’une frange de l’opposition congolaise soutenue par la communauté internationale (entendez les Etats-Unis, l’ONU et l’Union Européenne), la mise en garde du Président Joseph Kabila par rapport à l’issue de son mandat est à prendre au sérieux !

“Pour tous ceux qui veulent nous intimider en disant que le sang va couler s‘il n'y a pas d'élections, s’ils viennent ici, demandez-leur: le sang qui va couler c’est celui de qui ?” a-t-il déclaré en Swahili dans un discours prononcé vendredi dernier dans la ville orientale de Kalémie.

C’est pourquoi nous avons considéré la quatrième conférence des gouverneurs des provinces qui s’est tenue récemment à Lubumbashi comme une anti-thèse du conclave de Bruxelles organisé par “les fantoches et leurs maîtres à penser occidentaux” (paraphrasant Lumumba dans sa dernière lettre). La tenue de cette conférence constitue un message fort de Joseph Kabila aux apprentis sorciers sécessionistes Katangais (Moise Katumbi pour l'installation des bases militaires américaines permanentes en RDC (surtout au Katanga) comme c'est désormais le cas à “Gorée” au Sénégal qui vient d’accepter que les Américains y établisse une base militaire permanente?!):
1.Le nationalisme congolais ne mourra pas!
2.Le développement de la RDC partira de la base
3.Le Congo n‘est pas à vendre !
4. L’unité nationale, la souveraineté nationale de la RDC ne se négocieront jamais.
5. Le peuple Congolais doit rester le propriétaire légitime NO 1 de son patrimoine ancestral, à savoir, le sol et le sous-sol de la RDC.

  1. Gare aux nouvelles velléités colonisatrices manifestées par les puissances occidentales au crépuscule de leur hégémonie mondiale !

Le peuple britannique vient d’exprimer clairement, dans le cadre d’un referendum, sa volonté de se retirer de l’Union Européenne. C‘est le sujet qui est maintenant sur toutes les lèvres à travers le monde. La question qui se pose est celle de savoir si l’on peut parler de la dislocation de l’Union Européenne étant donné que d’autres forces indépendantistes, souverainistes et conservatrices se manifestent et se prononcent déjà dans plusieurs états européens pour emboîter le pas à la Grande Bretagne. Quelles pourraient être les implications pour l’Afrique en général et pour la RDC en particulier ? Quelles pourraient être les implications pour les pays Africains membres du Commonwealth, de la Francophonie, de la Lusophonie, ces vestiges du colonialisme européen en Afrique au 19eme siècle ? Robert Mugabe n’aurait-il pas agi en précurseur et en prophète lorsqu’il a retiré son pays le Zimbabwe du “Commonwealth qui n’est pas vraiment Commonwealth, il est un-commonwealth”,comme il le disait ?

Il est dit que le vainqueur des élections prochaines de novembre 2016 aux Etats-Unis, soit affaiblira le Congo, soit laissera le Congo jouer de muscles en Afrique et dans le monde ! Faux ! Si le peuple Congolais attend ce cadeau de l'extérieur au lieu de se souder sans fissures comme un oeuf car personne ne peut vaincre un peuple uni (dixit Mzee Kabila), il se mettra la corde autour du coup et se fera candidat à sa propre liquidation!
N’attendons pas la permission états-unienne pour jouer de muscles en Afrique et dans le monde.
Connaissons nous-mêmes, nos propres forces et faiblesses et les forces et faiblesses de nos ennemis pour bien nous préparer et nous irons de victoire en victoire !

  1. Le Gouvernement Congolais contraint à faire face aux choix très difficiles

Rappellons-nous e ce que Mzee Kabila ne cessait de dire et je cite :

“Pendant 32 ans, on ne parlait que des intérêts belges français, Américains (la fameuse Troika)… Personne ne parlait des intérêts du peuple Congolais ! Vous êtes vraiment habitués à vous bomber les poitrines : moi je suis pro-belge, moi je suis pro-français, moi je suis pro-américain…. ! N’êtes-vous pas fatigués d’être des pros ? Vous êtes tellement occidentalisés que même lorsque le fameux Zaire s’écroulait, vous ne le constatiez même pas, vous ne vous en rendiez même pas compte, vous croyiez que tout allait bien, tout simplement parce que Mobutu continuait d’être adoubé par l’Occident!”.

Après avoir mis fin à la gabegie mobutiste qui a duré 32 ans, Mzee Kabila est parvenu à restaurer l’ordre dans les affaires de l’Etat. Immédiatement après sa prise du pouvoir et sans l’aide extérieur, il a mobilisé $100 millions de dollars dans trois mois seulement qui ont renfloué les caisses de l’Etat qu’il a trouvées complètement vides!

Si le gouvernement actuel veut être conséquent par rapport à cette citation de Mzee Kabila, après les commémorations de ce 30 juin 2016, il doit donner une nouvelle impulsion à la Révolution de la Modernité, à la social-démocratie (le peuple d’abord) en mettant un accent particulier sur la création de nos propres capitaux (tout en mettant fin a la fuite de nos capitaux à l’étranger) pour reconstruire ce pays et pour se passer de certains soi-disant investissements étrangers qui nous sont toujours accordés avec des conditions. Nous nous félicitions du fait que beaucoup de projets sont maintenant financés sur fonds propres du gouvernement, mais après 56 ans d’indépendance, un pas décisif s’impose en ce qui concerne le développement rural et l’industrialisation du pays basés sur nos propres technologies. Ici, nous ne sommes pas entrain de prôner l’autarcie ! Compter sur ses propres efforts d’abord ne signifie pas prôner l’autarcie! Nous pouvons apprendre des autres, puis “congoliser” ce que nous avons appris des autres pour transformer nos ressources sur place et créer des emplois et des marchés au niveau national, régional, continental et international, au profit des notre peuple, surtout au profit des jeunes. L’Etat Congolais doit renforcer sa présence là où il est absolument absent, au Congo profond, tout comme à Kinshasa (comme dans ce coin de Matonge où j’ai personnellement vu une maman être électrocutée à ma présence parce qu’elle a marché sur un cable électronique nu au milieu de l’insalubrité !!!).

L’Assemblée Nationale vient d’approuver la baisse du budget 2016 de $8 milliards à 6 milliards. Nous ne pouvons que saluer le pragmatisme du gouvernement et des élus du peuple à cet effet. Car, en ce moment même, la RDC fait face à une baisse des cours des principales matières premières qu’elle exporte. Une situation qui, selon le compte-rendu du conseil de ministres du 22 janvier dernier, a fait perdre au pays 1,3 milliards de dollars américains pour l’exercice budgétaire en cours.
Or, l'impact de cette baisse se fait déjà sentir sur la société, surtout sur le pétit peuple qui dispose de peu de moyens.

Faits:
1. Un dollar américain se change maintenant à 1,000 francs congolais. Les frais de communications téléphoniques et d'accès à l'Internet ont immédiatement augmenté ! 50 unités téléphoniques s'achetaient déjà à 600 francs au lieu de 500 francs.
2. Vodacom nous vendait 2 GB pour $20. Sur décision de je ne sais qui, la tarification a subitement changé. 1 GB revenait à $20 (plus un forfait d'1 GB valable de 23h jusqu'à 5h du matin).
3. Le salaire minimum d'un fonctionnaire de l'Etat qui revenait à 90,000 francs Congolais vient de connaitre une baisse de 30%.

Que nos excellences Messieurs les ministres et nos honorables députés prêchent par l'exemple en acceptant également la baisse de leurs salaires et émoluments au profit du pétit peuple, surtout à la veille de la célébration du 56ème anniversaire de l'indépendance de notre pays (...) !

Il est nécessaire que le gouvernement dresse un plan de reconstruction nationale qui s'étend sur toute l'étendue du territoire national basé sur l'innovation, la mécanisation de l'agriculture, l'électrification de tout le pays, les infrastructures et technologies modernes et ressources humaines modernisées! Que le pays soit doté des infrastructures modernes, que le Congo rural profond soit modernisé, c’est-à-dire, ayant accès aux soins de santé, à l'éducation (y compris l'alphabétisation des adultes), à l'eau potable, à l'électricité, téléphone, internet, radio et télévision, aux moyens de transport (trains, pistes d'aviation, bateaux et bus) reliant les grandes villes à l'arrière pays, et puis évidemment une agriculture mécanisée..., bref, une économie industrialisée pour transformer nos ressources sur place, créer des emplois et changer les conditions de vie de nos populations au lieu de continuer d’exporter nos ressources toujours à l'état brut au 21ème siècle! Nous devons cesser d'être un pays voué aux aides humanitaires et aux injonctions du FMI et de la Banque Mondiale toujours nous contentant des miettes qu’ils nous accordent (pendant que l'élite au sommet de l'Etat s’enrichit illégalement). Le Congo a tout.

Ceci requiert aussi la formation d’une armée et d’une police révolutionnaires comme au Zimbabwe ou comme en Chine, capables de défendre l'intégrité territoriale de notre pays et dissuader tout aventurier d’y venir encore nous agresser (les forces déstabilisatrice du Rwanda et de l’Ouganda ou le soi-disant M23 ont été taillées en pièces !).
Le Grand Congo Démocratique doit tirer des leçons à partir de la chute des prix des minerais (dictée par je ne sais qui ?!) qui, actuellement affecte profondément son économie et se redire que sa vocation primordiale est agricole, celle d’être le grenier de l’Afrique. Il s’agit d’une agriculture mécanisée (comme le projet de Bukanga Lonzo) mais aussi auto-centrée et durable, respectant les semences naturelles car les OGM risquent de contaminer nos terres naturellement fertiles. Les Congolais devront donc consommer local. Il nous faut multiplier les exploits agricoles telle que Bukanga Lonzo sans oublier de respecter et de protéger les terres des paysans qui ne doivent pas être spoliées au profit de l’agrobusiness, sinon, à long terme, l’histoire risque de se répéter chez nous ici au Congo comme en Afrique australe (Afrique du Sud, Zimbabwe…), sinon nous risquons d’être dépendants sur nos propres terres ancestrales. La Chine a commencé par l’agriculture, les infrastructures et l’électrification du pays, sans oublier les nouvelles technologies, pour devenir ce qu’elle est devenue aujourd’hui ! Qu’on se le dise !

La publication de tous les contrats miniers, pétroliers, fonciers, forestiers signés avec les partenaires étrangers s'avère nécessaire pour que le peuple sache le taux des parts de l'Etat dans chacun de ces contrats. Le peuple doit aussi savoir à combien s'élève la dette nationale depuis le dernier “effacement de la dette” au profit de la RDC par le FMI.Que tout Congolais qui détient une parcelle de pouvoir quelconque à n'importe quel niveau déclare ses biens avant et à la fin de son mandat. En rétrocedant aux Mobutistes tous leurs biens mal acquis (immeubles, terres) et en les associant au pouvoir, n'encourageons-nous pas la spirale de la corruption et la naissance des nouveaux prédateurs (les proches du régime en place) qui peuvent se frotter les mains parce que rien n'est arrivé au prédateurs d'hier?

  1. Conclusion :

Le renouvellement de la classe politique congolaise (dont la majorité des ténors détient une double nationalité !) s’impose. Bien qu’étant venu avec “la révolution pardon”, une erreur qu’il avait reconnue plus tard, Mzee Kabila a néamoins prôné le renouvellement de la classe politique : “Nous voulons le renouvellement de la classe politique, nous voulons rajeunir la classe politique Congolaise. Nous voulons une nouvelle classe politique consciente que ce pays peut se reconstruire comme tous les autres (changement de mentalités) ”, a-t-il déclaré !
Ce constat de Mzee Kabila est tout à fait bien fondé. Le fruit du travail de cette crasse politique est palpable : la destruction du Congo ! Il faudra donc qu’à l’issue du dialogue en perspective, les vieux routiers de la politique congolaise qui défilent devant le peuple depuis le 30 juin 1960 - par le truchement de leur trahison contre notre jeune démocratie incarnée par Patrice Lumumba premier leader Congolais démocratiquement élu mais qu’ils ont co-assassiné de concert avec leurs maitres à penser européens et Américains - se retirent ! Qu’ils laissent la place à la nouvelle génération, consciente bien entendu ! Pendant qu’on est entrain de “politicailler”, le temps passe, beaucoup de temps passe sans que la RDC consolide son émergence politique, économique, scientifique et technologique sur l’échiquier mondial, en dépit des cérémonies grandioses le 30 juin de chaque année!

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  • : Congo Panorama. Le blog du soldat du peuple: Par Antoine Roger Lokongo, le Soldat du Peuple engagé dans la bataille des idées pour un Congo meilleur. Un Congo qui s'assume et devient un parténaire clé de la Chine, hier un pays sous-développé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
  • Congo Panorama. Le blog du soldat du peuple: Par Antoine Roger Lokongo, le Soldat du Peuple engagé dans la bataille des idées pour un Congo meilleur. Un Congo qui s'assume et devient un parténaire clé de la Chine, hier un pays sous-développé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
  • : A partir des idées de mes héros, Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila, je suis l'actualité politique de mon pays, la République Démocratique du Congo en partuclier et de l'Afrique en général et je donne mes commentaires. Antoine Roger Lokongo
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Il n’y a point de doute d’abattre l’exploitation et de créer une juste société.

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tenons bien nos armes dans nos mains,
car ces CPP sont la force du peuple.


Dans sa noble cause,
jamais de spoliation.

Notre lutte revendique nos droits,
quoiqu’il en coûte,
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Pour les opprimés,
la Révolution est un rempart,
son ultime but est que le peuple gouverne.

Laurent Désiré Kabila,
lâchement assassiné le 16 janvier 2001.

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