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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 09:29

Lettre ouverte au Chef de l’Etat Joseph Kabila

Par le Docteur Lokongo

Objet : Probable issue du dialogue : La RDC ne peut se permettre d’engagez une marche arrière tout le temps!

Son Excellence Monsieur le Président de la République,

Tout en adhérant à l’initiative du dialogue que vous avez convoqué à la demande de l’opposition ; et tout en appréciant le fait que le dialogue fait partie de notre culture africaine, car il est conforme à la coutume nous léguée par nos ancêtres qui se retrouvaient tous sous l’arbre à palabre, où ils réglaient tous leurs différends chaque fois que ceux-ci dégénéraient en conflits, force est de constater qu’en République Démocratique du Congo, notre pays, le dialogue est devenu un instrument mis au service des calculs politiques funestes au niveau local qui non seulement nuisent à l’image et à la crédibilité de la classe politique congolaise souvent tenue comme irresponsable mais aussi causent de grands dommages à la viabilité de la RDC comme état.

Le dialogue sert aussi de couvre-lit aux intérêts étrangers, surtout ceux des pays puissants qui veulent voir leurs pions Congolais (y compris les “Tutsi Congolais” ) être inclus dans la gestion des affaires en RDC. Presque tous les carrés miniers et forestiers en RDC sont aujourd’hui entre les mains des étrangers.

Voilà ce qui explique le cycle récurrent qu’il faut couper court avec et qui tourne autour des élections – contestations – crises – dialogues – arrangements politiques (partage des postes au sein de l’appareil étatique) dans le cadre des transitions souvent élastiques – puis ça recommence encore : élections – contestations – crises-dialogue – arrangements politiques (partage des postes au sein de l’appareil étatique) dans le cadre des transitions souvent élastiques … en d’autre termes un cercle vicieux qui caractérise le jeu politique en République Démocratique du Congo depuis l’assassinat de Patrice Lumumba, premier dirigeant Congolais ayant été démocratiquement élu au niveau national.

En effet, la conférence de Léopoldville du 25 janvier au 28 février 1961 ; La conférence de Tananarive du 8 au 12 mars 1961 ; La conférence de Coquilathville du 24 avril au 28 mai 1961 ; Le conclave de Lovanium du 25 juillet au 2 août 1961 ; La commission constitutionnelle de Luluabourg du 30 décembre 1963 au 12 avril 1964 … ont tout simplement fait le lit du coup d’état de Mobutu suivi de l’instauration de sa dictature/prédation comme mode de gestion du pays faisant de Mobutu le dictateur le plus redoutable et sanguinaire en Afrique.

Les Négociations entre le Gouvernement du MPR et l'Opposition politique dominée par l'UDPS du 15 septembre 1986 au 24 mai 1987 ; les Consultations populaires du 22 janvier au 29 mars 1990 ; La Conférence Nationale Souveraine de 1991 à 1992 n’ont fait que faciliter la prolongation de la dictature de Mobutu qui est resté au pouvoir sans mandat sur base d’une constitution taillée sur sa mesure!

La rencontre de « Outenika » entre Laurent Désiré Kabila et le Maréchal Mobutu du 1er au 2 mai 1997 a scelle la fin de Mobutu ! Ainsi sonna le glas et le Mzee parvint à chasser Mobutu du pouvoir ! Une fois au pouvoir, Mzee Kabila eut recours à la politique de la “Révolution Pardon, mais ceux à qui il a tendu la main se sont ligués avec la coalition anglo-américano-rwando-burundaise puis d’abord agresser le pays et concocter l’assassinat de ce grand fils du pays, le plus grand révolutionnaire qui n’a jamais cédé aux sollicitations de l’Aigle de Kawele, la crème de la crème, le plus grand visionnaire du Congo moderne, le Baobab Africain, ce que la RDC avait de plus cher, soldat du peuple, combattant de la liberté, de la dignité et de la souverainété du peuple Congolais.

Du 29 mai au 10 juillet 1999 à Lusaka se déroulent les négociations qui aboutissent à la signature de l'Accord de Lusaka du 10 juillet 1999. Cet accord sera signé par les autres composantes le 31 juillet et le 30 août 1999 ; Le dialogue inter congolais de Sun City du 25 février 2002 au 12 avril 2002 ; L'Accord global et inclusif de Pretoria du 17 décembre 2002 ; La conférence de Goma du 6 janvier au 22 janvier 2007 ; L'Accord d'Addis-Abeba du 24 février 2013, ont d’abord débouché sur un arrangement suis generis dénommée 1+4 suivi d’une transition deux fois prolongée, les revendications des Tutsi Congolais satisfaites mais les guerres n’ont pas cessé, notamment la guerre du Bukavu, la guerre du CNDP, la guerre du M23 et les incursions terroristes des ADF/NALU, FDLR et autres groupes armes…

Si aujourd’hui la paix est rétablie sur l’ensemble du territoire nationale sauf dans deux districts de la Province du Nord Kivu, notamment Beni-Mbau en proie au terrorisme des ADF/NALU et leurs allies locaux, nous la devons à votre leadership caractérisé d’abnégation qui vous a même pousse a partager le pouvoir avec vos ennemis et au coup dur que vous avez infligé aux régimes Tutsi du Rwanda et de l’Ouganda sur le plan militaire, référence à la neutralisation du M23-Kampala-Kigali ; mais avec comme conséquences, le retardement, et de la reconstruction nationale, et de la préparation du processus électoral de 2016.

Au regard des faits historiques susmentionnés, nous récusons toute idée de former un gouvernement de transition à l’issue de ce dialogue avec les candidats arrivés en ordre utile lors de l'élection présidentielle de 2011, car s’il faut remettre en question cette élection, que dira l’histoire ? Sur base de quelle légitimité avez-vous gouverné depuis 2011 ? La RDC ne peut se permettre d’engagez une marche arrière tout le temps! En 2011, le peuple a tranché et c’est vous qui étiez élu avec plus de voix sur base des règles du jeu électoral consensuellement établies par la CENI et acceptées par tous les candidats avant de se présenter sinon ils ne l’auraient pas fait.

Nous émettons le voeu que cette fois ça y est, avec le dialogue actuel en phase préparatoire, nous entrons dans la dernière ligne droite pour définitivement briser le cercle vicieux ci haut-évoqué qui tourne autour des élections – contestations – crises – dialogues – arrangements politiques (partage des postes au sein de l’appareil étatique) dans le cadre des transitions souvent élastiques, ainsi de suite, mais qui retardent, voire même compromettent l’objectif que la RDC s’est assignée: cap sur l’émergence ou la RDC un pays émergent à partir de 2030.

Cette fois-ci, que les Congolais se mettent d’accord sur les enjeux suivants:

1. La neutralité de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en signant un contrat de confiance avec cette dernière paraphe par les experts internationaux choisis par le pouvoir et l’opposition et sanctionnes par l’ONU et l’Union Africaine. Ce partenaires pourront donc constituer un Comité d’Accompagnement du Processus Electoral (CAPE). Pour parer au déficit budgétaire de la CENI, tous les partis politiques qui comptent présenter un candidat doivent apporter leur contribution financière à cet effet pour renforcer l’efficacité de la CENI. Nos compatriotes opposants sont revenus avec beaucoup d’argent leur donne par leurs amis (officines ?) pendant leur séjour en occident. Ils sont bourrés d’argent

2. Le processus électoral doit suivre un cours pyramidal, c’est-à-dire de la base au sommet. Apres l’enrôlement des électeurs et la publication d’un fichier électoral issu du récencement admnistratif, que la la CENI procède à l’organisation des élections locales en cycles alternatifs : d’abord l’élection des chefs de quartiers, puis celle des bourgoumestres , puis celle des maires de villes, puis celles de gouverneurs des districts et des territoires, puis celle des gouverneurs des provinces et enfin l’élection présidentielle pendant que le gouvernement en exercice continue avec la reconstruction et la modernisation des infrastructures, l’électrification de tout le pays en vue de son industrialisation. Tout cela doit prendre une année ou une année et demi tenant compte des circonstances imprévues.

3. A l’issue de ce processus, le président sortant fera une remise et reprise avec son successeur élu comme le stipule la Constitution.

Veuillez agréer Monsieur le Président de la République, l’expression de notre plus haute considération.

Fait à Kinshasa le 27 août 2016.

Docteur Antoine Roger Lokongo Expert en politique internationale et stratégies

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