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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 10:01
  • Genval (Bruxelles / Belgique) :félonie et imposture.
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  • De la métamorphose des vampires, au bal des zombis.
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  • Le récent épisode des « Aventures de Tintin au Congo »
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  • Par MULEMBA MAKUBI, Jean-Baptiste.
  • Combattant de la Libération
  • Compagnon de la Longue Marche
  • Député national honoraire
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  • Kinshasa, le 12 juin 2016
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  • 1 Prologue.
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  • L’évolution historique de l’humanité révèle l’évidence selon laquelle : le présent procède du passé, et, partant, le présent détermine l’avenir. Aussi, conclurait-on cette sagesse avec cet autre constat : le passé, par le présent, prévient l’avenir. Ainsi, affirmerait-on volontiers : qui domine le présent, dominait le passé, et il pourrait dominer l’avenir. L’écrivain anglais George Orwell, un brillant pourfendeur des totalitarismes au cours du 20ème siècle, ne modifierait pas, quant à lui, cette donne en affirmant que : « quiconque contrôle le présent, contrôle le passé ; qui contrôle le passé domine l’avenir.»
  • Car, il n’est pas établi, et on ne saurait affirmer que, quiconque contrôle le présent, a contrôlé le passé, et qu’il dominerait l’avenir. Néanmoins, quiconque domine le présent, souhaiterait-il vivement dominer l’avenir. Dès lors, il chercherait toujours à ce que les conditions qui ont favorisé sa domination du présent, se perpétuent invariablement pour lui permettre de dominer l’avenir.
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  • Ce qui s’entend aussi : pour mieux saisir les paramètres de l’évolution de son futur, il conviendrait de jeter un regard sur son passé.
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  • Il est donc nécessaire de rappeler toujours que « l’Histoire restera un éternel recommencement tant que l’on n’aura pas pris garde sur les enseignements qu’elle nous a livrés.» Tout comme cette réflexion émise par le progressiste mexicain Lopez Obrador au cours de la campagne pour l’élection à la présidence de la république en 2006, et qui apporterait la précision selon laquelle : « un peuple qui n’a pas de conscience historique vivra sans cesse ce qu’il a vécu de tragique.»
  • Mais, pour Marcus Garvey, Grand Combattant de la Liberté, et Héros du Peuple Africain-Américain (Etats-Unis d’Amérique) : « Un peuple sans conscience historique, c’est comme un arbre sans racine : il tombe au moindre coup de vent. »
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  • C’est donc à l’aune de ces appréhensions du progressiste Lopez Obrador et du Combattant de la Liberté Marcus Garvey qu’on serait emmené à apprécier les travaux du Conclave de Genval, une banlieue de Bruxelles, en Belgique, où se sont réunis des délégués des organisations politiques de la prétendue opposition au régime politique au pouvoir à Kinshasa sous la direction du président Joseph Kabila.
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  • 2 A propos des conférences à l’étranger sur le Congo.
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  • A Genval, se sont réunies, du 8 au 9 juin 2016, des personnes, dans leur grande majorité, originaires, et venues du Congo-Kinshasa, une des anciennes colonies africaines de cette Belgique, le pays hôte. Toutefois, Belgique et Congo sont deux noms historiquement liés, particulièrement, à partir de 1908, cette année au cours de laquelle l’Etat belge a hérité de son chef, le roi Léopold II, ce lugubre EIC (Etat Indépendant du Congo) dont il était le souverain reconnu comme tel, non pas par les populations de cette contrée africaine, mais par des personnalités représentant des puissances occidentales réunies à Berlin (Allemagne) en 1884-1885 pour partager entre elles le continent africain.
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  • Aucun Africain, et donc, aucun ressortissant de cet EIC, n’était présent à cette fameuse et funeste Conférence de Berlin. En 1908, l’EIC deviendrait Congo Belge à la suite d’une loi votée par le parlement belge.
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  • Ainsi, une conférence avait-elle permis au roi des Belges Léopold II, historiquement plus connu après comme le « roi du caoutchouc rouge », grâce auquel il bâtirait son immense fortune personnelle héritée par ses descendants qui forment toujours la dynastie royale au pouvoir en Belgique. Le « caoutchouc rouge » procédait d’une image brocardée symboliquement à partir du mélange du caoutchouc - une gomme provenant de l’hévéa dont la sève est de couleur blanche -, avec le sang rouge des Congolais meurtris par des agents de l’EIC pour fournir cette sève à l’époque du boom de l’automobile, et donc, du pneumatique. D’une manière générale, cette conférence a généré la mort et la désolation dont sont toujours victimes, jusqu’à nos jours, les populations africaines tant au Congo-Kinshasa qu’ailleurs.
  • Du 20 janvier 1960 au 20 février 1960, un mois durant, s’est tenue à Bruxelles une autre conférence sur le devenir des populations congolaises, la « Conférence de la Table ronde ». Mais, cette fois-ci, ses populations y étaient représentées : cette conférence a réuni des Congolais avec des représentants de la classe dirigeante de Belgique pour statuer sur des modalités de l’accession du Congo Belge à la souveraineté nationale et internationale.
  • D‘emblée, les délégués congolais, toutes tendances confondues, avaient créé le « Front Commun Congolais » à la demande expresse de la diaspora congolaise de Belgique regroupée au sein d’une même association, et qui les a avait réunis la veille de l’ouverture de cette conférence afin de les supplier à maîtriser et taire leurs divergences pour ne présenter qu’une seule revendication : l’indépendance du Congo Belge. Celle-ci deviendrait effective à partir du 30 juin 1960.
  • Dans la foulée de cette « Conférence de la Table ronde », qualifiée de politique, se tiendrait, en avril 1960, une autre conférence, qualifiée de conférence économique, pour statuer sur le sort de l’économie congolaise après la proclamation de l’indépendance politique. Des Congolais y étaient également présents. Mais, les organisations indépendantistes congolaises les plus engagées, notamment, le Bloc lumumbiste et le Cartel ABAKO, n’y ont pas prêté une grande attention, l’ayant jugée moins importante devant le principal enjeu du moment que conditionnait l’urgence de la préparation – jugée prioritaire - des élections générales prévues au mois de mai 1960 pour la mise en place des institutions politiques définitives à la tête du futur Etat congolais. L’un des dirigeants de ces organisations indépendantistes, Patrice Emery Lumumba, estimait que le futur parlement congolais devrait ratifier les résolutions de cette conférence économique, avant leur application.
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  • Mais, c’est à bon escient que l’Etat belge, mû par la tenace détermination d’instaurer le néocolonialisme au Congo après la proclamation de l’indépendance de notre pays le 30 juin 1960, a dû recourir à l’extrême perfidie en organisant cette conférence pendant que se déroulerait la campagne électorale : l’assurance serait obtenue de voir les organisations indépendantistes les plus déterminées ne pas y déléguer leurs dirigeants les plus engagés, car, très lucides et moins naïfs.
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  • L’Histoire le confirmerait : les résolutions de cette conférence scelleraient définitivement l’avenir politique de notre pays en compromettant son évolution économique. Dès le 24 avril 1960, l’Etat belge a transféré à Bruxelles tout le patrimoine économique du Congo Belge qu’allait hériter le futur Etat congolais. Ainsi, entre autres mesures participant de ces résolutions, toutes les réserves en or (estimation : 36.000 tonnes) et en devises étrangères (estimation : l’équivalent de cent milliards d’US dollars de cette époque) ont été retirées de la Banque Centrale du Congo Belge et du Rwanda-Urundi (BCCRU) dont le siège était à Léopoldville (aujourd’hui, Kinshasa) pour être transférées au siège de Banque Nationale de Belgique, à Bruxelles ; des entreprises publiques et semi-publiques du Congo Belge ont transféré leurs sièges sociales en Belgique ; des entreprises privées pouvaient faire autant en maintenant leurs activités au Congo après le 30 juin 1960, etc.
  • Le prétexte avancé, notamment, pour justifier le transfert en Belgique des réserves de la BCCRU, était de faciliter le partage de ce patrimoine commun entre les deux colonies africaines de la Belgique : le Congo Belge et le Rwanda-Urundi, patrimoine que gérait la BCCRU. Cependant, ce partage aurait pu s’effectuer sur place à Léopoldville, et par la suite, on pouvait transférer, non pas à Bruxelles, mais au siège de la succursale de la BCCRU située à Usumbura (aujourd’hui Bujumbura), capitale du Rwanda-Urundi, la part de ce patrimoine revenant à cette colonie.
  • Le futur Etat congolais ne reverrait plus jamais sa part de ces réserves financières estimées à plus de trois cents milliards d’US dollars. Le parlement congolais issu des élections remportées par les organisations indépendantistes n’aurait pas le temps d’amender les résolutions de cette conférence économique tenue en mars-avril 1960 à Bruxelles : il a été balayé par le coup d’Etat militaire effectué le 14 septembre 1960 par le colonel Mobutu. Et le gouvernement placé à la tête du pays à cette occasion sous l’appellation de « Collège des Commissaires généraux » que dirigeait le féal Justin Bomboko, n’avait qu’une principale préoccupation : l’exécution de la sale besogne que lui avaient assignée les puissances néocolonialistes à savoir, la liquidation physique du premier Premier ministre du Congo indépendant, Patrice Emery Lumumba, le principal leader du Bloc Lumumbiste, la coalition des organisations indépendantistes congolaises les plus déterminées qui avait remporté les élections générales organisées par l’Etat colonial au mois de mai 1960.
  • A la veille de ces élections générales, cette coalition était formée par le MNC-Lumumba (Mouvement National Congolais / aile Lumumba), le CEREA (Centre de Regroupement Africain), l’ATCAR (Association des Tshokwe du Congo, d’Angola et de Rhodésie), le PPC-BALUBAKAT (Parti Progressiste Congolais, branche politique de l’Association des Baluba du Katanga), la FEDEKA (Fédération Kasaïenne au Katanga), le MUB (Mouvement de l’Unité des Basonge), et le PSA (Parti Solidaire Africain). Implantée dans toutes les six provinces formant le Congo Belge, elle avait globalement remporté ces élections.
  • Ce patrimoine ferait l’objet du fameux « contentieux belgo-congolais » pour la solution duquel le gouvernement du Premier ministre Cyrille Adoula amorcerait, sans succès, des discussions en 1963 avec l’Etat belge. Le gouvernement belge a étalé toute sa mauvaise foi pour fournir des explications cohérentes à ce sujet. Irrité par les tergiversations de ce gouvernement après une semaine de discussions à Bruxelles, le ministre des Finances, Emmanuel Bamba, qui conduisait la délégation congolaise à ces pourparlers, a pris la décision de rentrer à Léopoldville.
  • Pour monnayer un soutien sans faille de l’Etat belge à sa dictature face à la très vivace rivalité de Moïse Tshombe exilé en Espagne, et dont il organiserait le rapt aérien en 1967 avec le concours de la CIA, le despote Mobutu, qui, désormais, dirigeait directement lui-même le pouvoir à Léopoldville à la suite de son deuxième coup d’Etat militaire effectué le 24 novembre 1965, « a enterré le contentieux belgo-congolais » en 1966. Purement et simplement. Pour faire bonne mesure, il a enrobé sa décision d’un vernis nationaliste pour tromper la vigilance des lumumbistes engagés dans la grande révolte populaire muleliste en vue de liquider la domination esclavagiste néocolonialiste : « La Belgique a échoué ; contentieux belgo-congolais enterré », clamaient, à tue-tête à Kinshasa (ancienne Léopoldville) en 1966 - le jour du déboulonnage de la statue du roi Albert 1er à Léopoldville -, les membres des brigades d’acclamation dénommées CVR (Corps des Volontaires de la République), l’organisation montée de toutes pièces par des féaux notoires du tyran Mobutu.
  • La conférence tenue en mars 1961 à Tananarive (Madagascar) était organisée à l’initiative du gouvernement du Katanga sécessionniste que dirigeait Moïse Tshombe. Elle n’a réuni que les représentants du gouvernement illégitime de Léopoldville (Iléo II) avec des autorités sécessionnistes du Katanga et du Sud-Kasaï en conformité avec la politique relative à « l’axe Léopoldville-Bakwanga-Elisabethville » mis sur pied par les puissances occidentales (Etats-Unis d’Amérique, Angleterre, France et Belgique) pour tenir tête aux forces armées du gouvernement légitime installé à Stanleyville sous la direction du vice-Premier ministre Antoine Gizenga.
  • La « Conférence de Tananarive » a avalisé les thèses confédéralistes défendues par Moïse Tshombe sur la structuration politique du Congo. Elles resteraient sans lendemain : la conférence organisée à Coquilhatville en avril et mai 1961 par les mêmes protagonistes pour harmoniser des mesures d’application relatives aux résolutions de la « Conférence de Tananarive » les rejetterait purement et simplement devant la réalité de la reconquête de nombreuses localités congolaises, tant au Katanga qu’au Kasaï, par les troupes dépêchées par le gouvernement légitime basé à Stanleyville.
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  • Des décennies plus tard, en 2002-2003, se tiendrait à Sun City (République Sud-Africaine), le trop fameux « Dialogue inter-congolais » d’où est sorti le régime politique actuellement au pouvoir dans notre pays sous la direction du président Joseph Kabila. Il y aurait lieu de faire observer qu’au cours de l’évolution de ce régime, le président des Etats-Unis d’Amérique, l’Africain-Américain Barack Obama a, dans un geste très inhabituel, téléphoné au président Joseph Kabila pour le féliciter en lui disant « qu’il n’avait pas manqué de rétablir l’Etat de droit, et la primauté d’une constitution nationale écrite et mise en œuvre. »
  • La plupart de tous ces responsables politiques étrangers qui s’en prennent vivement à lui aujourd’hui lui reconnaissent toutefois volontiers d’avoir agi pour « garder notre pays relativement pacifique au cours des dernières années. » La vie en paix était et demeure toujours une vraie gageure tant dans notre pays que partout ailleurs dans le monde.
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  • Toutefois, c’est en vivant dans la paix – des cœurs et des bonnes volontés, et non, des fusils et des baïonnettes ou la paix des cimetières - que l’être humain réfléchit mieux pour trouver des solutions adéquates aux multiples problèmes qui peuvent l’assaillir. Il en est de même, et surtout, d’un peuple. C’est dans la paix – des cœurs et des bonnes volontés, et non, des fusils et des baïonnettes ou la paix des cimetières - que se bâtissent les richesses des nations ou des peuples.
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  • Aussi, plutôt que de se limiter à reconnaître simplement que le président Joseph Kabila a agi pour garder notre pays en paix, devrait-on plutôt aller plus loin en reconnaissant que, pour la première fois dans l’histoire de ce pays depuis qu’il existe en 1885, un responsable politique a agi pour y instaurer la paix – si relative soit-elle - des cœurs et des bonnes volontés.
  • La paix que soutiennent toujours les puissances esclavagistes est celle des fusils et des baïonnettes. C’est ce qui justifie leur indéfectible et éternel soutien à des régimes tyranniques à travers la planète. La paix enregistrée sous ces régimes procède de la peur inspirée aux masses populaires, et générée par l’usage excessif des fusils et des baïonnettes par des forces de l’ordre esclavagiste. S’inscrire dans une logique contraire ne recueillerait jamais l’appui des puissances esclavagistes. Simplement, du fait qu’elles récusent tout développement des pays du Tiers-Monde dominé, lequel développement surgit toujours lorsque ces pays jouissent d’une vraie paix : celle des cœurs et des bonnes volontés.
  • C’est cette dernière paix, bien que toute relative – pour l’instauration de laquelle il a été l’artisan dans notre pays, comme on le lui reconnaît formellement volontiers à l’étranger -, qui a permis au président Joseph Kabila de mettre en place ou de redynamiser - malgré la mauvaise volonté de bon nombre de ses collaborateurs -, des structures sociales au profit des masses populaires : hôpitaux, écoles, centres de formations, routes, y compris, de desserte agricole, etc, contrairement à ce qui s’était passé durant toute la durée de la Deuxième République de triste mémoire, et dont des acteurs, et non des moindres, animent aujourd’hui la plupart des organisations politiques congolaises qui se prétendent de l’opposition.
  • Ceci leur vaut, évidemment, le soutien très actif des puissances esclavagistes qui n’ont jamais accepté, et n’accepteront jamais que le peuple congolais se prenne lui-même en charge afin de bâtir le progrès dans son pays, et partant, son bonheur. Et donc, des puissances qui ont toujours combattu tout régime politique œuvrant pour l’instauration de cette vraie paix dans tous les pays du Tiers-Monde dominé.

A SUIVRE...

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  • : Congo Panorama. Le blog du soldat du peuple: Par Antoine Roger Lokongo, le Soldat du Peuple engagé dans la bataille des idées pour un Congo meilleur. Un Congo qui s'assume et devient un parténaire clé de la Chine, hier un pays sous-développé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
  • Congo Panorama. Le blog du soldat du peuple: Par Antoine Roger Lokongo, le Soldat du Peuple engagé dans la bataille des idées pour un Congo meilleur. Un Congo qui s'assume et devient un parténaire clé de la Chine, hier un pays sous-développé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
  • : A partir des idées de mes héros, Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila, je suis l'actualité politique de mon pays, la République Démocratique du Congo en partuclier et de l'Afrique en général et je donne mes commentaires. Antoine Roger Lokongo
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Hymne des Opprimés

  Ces CPP-ci sont la lumière des ouvriers
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ainsi que de tout opprimé.

Il n’y a point de doute d’abattre l’exploitation et de créer une juste société.

Notre serment est de ne jamais échouer,
enjoignons toutes nos forces en un faisceau,
tenons bien nos armes dans nos mains,
car ces CPP sont la force du peuple.


Dans sa noble cause,
jamais de spoliation.

Notre lutte revendique nos droits,
quoiqu’il en coûte,
jamais de servitude.


Pour les opprimés,
la Révolution est un rempart,
son ultime but est que le peuple gouverne.

Laurent Désiré Kabila,
lâchement assassiné le 16 janvier 2001.

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