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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:56

Genval (Bruxelles / Belgique) :félonie  et  imposture.. Suite et fin

De  la  métamorphose  des  vampires, au  bal  des  zombis.

Le récent épisode des « Aventures de Tintin au Congo »

Kinshasa, le 12 juin 2016


Par MULEMBA MAKUBI, Jean-Baptiste.
Combattant de la Libération
Compagnon de la Longue Marche
Député national honoraire

 

3. Epilogue:

  • Ce qui est vrai, c’est que, jusqu’à nos jours, l’Histoire de l’Humanité n’a pas encore enregistré un seul cas de métamorphose des puissances esclavagistes internationales quant à leur objectif fondamental, mais bien, dans leurs méthodes. Mais, elles détiennent une grande expérience pluriséculaire en matière de domination des peuples du Tiers-Monde. On devrait craindre de ne plus être en mesure, aujourd’hui, de tromper facilement leur vigilance.
  •  
  • En soi, le néocolonialisme procède des leçons tirées des failles du colonialisme. Avant de se lancer dans la « Guerre de sécession » (1861-1865) pour anéantir la dissidence des Etats sudistes aux Etats-Unis d’Amérique, son président, l’anti-esclavagiste Abraham Lincoln, aurait bien fait remarquer qu’« on peut tromper tout un peuple une partie de temps ; on peut tromper une partie du peuple tout le temps, mais on ne pourrait jamais tromper tout le peuple tout le temps. »
  • Mais, d’autres, esclavagistes notoires - acquis aux idées relatives à l’impérialisme ou au système de domination des autres pays et à l’assujettissement de leurs peuples en vue d’en tirer toujours grand profit -, ont conçu un fameux stratagème de cette réflexion du président Lincoln pour mieux affiner la « doctrine Monroe » (L’Amérique aux Américains) : en vue d’accentuer la vassalisation de nouveaux Etats en Amérique, il conviendrait d’y placer successivement au pouvoir des régimes politiques soumis au diktat des Etats-Unis d’Amérique, et dont le rôle consisterait à tromper tout le peuple pendant un temps afin de perpétuer ainsi, indéfiniment, le système de domination impérialiste, et, par la suite, contraindre à quitter le pouvoir, s’il le faut, le satrape qui y a été placé, et qui, pour une raison ou une autre, notamment, une véritable contestation populaire (et donc, qui n’arrive plus à tromper le peuple : cas du despote Mobutu à partir de 1977) compromettrait la poursuite harmonieuse de l’entreprise de domination impérialiste.
  • Mais, d’une manière générale, il y aurait lieu de tout entreprendre pour déstabiliser, dans l’ancienne colonie ou dans l’Etat vassalisé, tout responsable politique jugé réfractaire (cas de Patrice Emery Lumumba, et de Laurent Désiré Kabila) à la logique de l’objectif fondamental poursuivi par la domination impérialiste, à savoir, le parfait contrôle de toutes les richesses économiques du pays dominé.
  • Le néocolonialisme a ainsi pris ses marques sur le continent américain pour succéder au colonialisme au moment où celui-ci commençait à s’installer avec force en Afrique. Mais cela a permis d’apporter un nouvel éclairage au concept de l’impérialisme : désormais, celui-ci se caractérise fondamentalement par le transfert dans le pays dominateur des énormes bénéfices tirés de l’exploitation éhontée des pays dominés grâce à l’oppression qu’y exercent des satrapes ou potentats locaux placés au pouvoir par le pays dominateur.
  •  
  • Néanmoins, les menaces des dirigeants occidentaux, notamment américains, contre le régime politique au pouvoir à Kinshasa sous la direction du président Joseph Kabila ne datent pas d’hier. On les remonterait volontiers à 2008 après la révélation du fameux « contrat chinois » sur l’octroi au Congo des 9 milliards d’US dollars par la Chine en contrepartie des minerais que devraient fournir notre pays pour les rembourser. Des rencontres similaires à celle du Conclave de Genval ont alors germé ou se tenaient depuis ce temps.
  • Ce n’est certainement pas d’une manière fortuite que le président Barack Obama a pris, le 8 juillet 2014, le décret exécutif 13671. Ce décret a envisagé essentiellement des mesures de rétorsion que prendraient les Etats-Unis d’Amérique à l’encontre de tous ceux qui – Congolais ou étrangers ; personnes physiques ou morales – entraveraient le processus de démocratisation en RDC.
  • Venant des Etats-Unis d’Amérique, cette affirmation s’avère être trop grosse pour ne pas être un vil prétexte lorsqu’on connaît, de surcroît, l’histoire de ce pays telle qu’elle s’est illustrée depuis 1823 avec la doctrine Monroe. Celle-ci lui a permis de subjuguer jusqu’en 1959 (année du triomphe de la Révolution cubaine) tous les pays du continent américain, à l’exception du Canada, un dominion du Royaume Uni de Grande Bretagne, leur éternel grand allié, et de perpétuer, tout de même, après 1959, leur domination dans de nombreux pays d’Amérique tant au nord (Mexique), au centre, au sud, et dans les Caraïbes. Comme ailleurs.
  • A moins d’être un parfait cloporte devenu un zombi à un stade achevé, on ne saurait croire un seul instant que des vampires notoires se mueraient en anges gardiens de leurs victimes sans être motivés par de très sombres desseins ou arrière-pensées. Les vraies forces patriotiques ne devraient jamais tomber dans ce vrai traquenard. Le conclave de Genval a prétendu traduire la consécration du patriotisme manifesté par ses participants congolais : l’imposture ne pourrait être à son comble.
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  • Les sbires de la Deuxième République, à ses débuts balbutiants, avaient bel et bien recommandé en 1966 au grand artiste-musicien congolais Luambo Franco le thème de la chanson populaire « Elongi ya Mobutu, lokola kaka elongi ya Lumumba » (Mobutu ressemble bien à Lumumba) afin de faciliter l’entreprise de renforcement de la domination du système néocolonialiste de l’impérialisme menée par le nouveau pouvoir dirigé par le général félon Joseph Mobutu à la suite de sa remise en cause par le CNL à partir de 1963.
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  • Le vernis nationaliste ou le populisme a toujours servi aux forces réactionnaires à travers le monde pour tromper la vigilance de vrais patriotes ou progressistes afin de bien annihiler l’énergie salvatrice et créatrice des masses populaires pour mieux les subjuguer. Les seuls mots et slogans n’ont jamais suffi pour changer, tant soit peu, la face du monde.
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  • A ce propos, le philosophe allemand Karl Marx a relevé qu’« avec des vœux pieux et de beaux rêves, on n’a jamais rien pu contre la nécessité.» Cependant, son confrère, compatriote, contemporain, et camarade, Friedrich Engels, avait, quant à lui, noté, et à juste raison : « La liberté, c’est la compréhension de la nécessité, et la capacité d’agir selon cette compréhension.»
  • La nécessité définie à Genval n’est certainement pas celle à laquelle demeure confronté le peuple congolais depuis des lustres. Aussi, le Conclave de Genval n’aurait-il permis que de façonner un luxueux matelas de vœux pieux et de beaux rêves, acte auquel ne prennent surtout un malin plaisir que tous ceux qui - devant le doute dans leur capacité de faire aboutir leur lutte politique du fait de leur inorganisation, voire d’une insuffisante organisation ou, simplement parce que, égocentristes avérés, puisqu’individualistes invétérés, et partant, maniaques des formes et décors pour mieux assurer une grande diversion -, sont toujours mus par la recherche incessante des actions sans danger, et s’agitent toujours, pour se donner bonne conscience, avec des actions d’éclat en vue de satisfaire des besoins psychologiques.
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  • Mais, une fois encore, la désillusion sera inévitable pour ces masses populaires qui y auraient placé l’espoir de meilleurs lendemains.
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  • A n’en pas douter, pareille attitude conforte, et confortera toujours la suffisance des puissances esclavagistes qui y trouvent, et y trouveront leur compte : le nouvel agrégat d’ambitions disparates (mieux illustré par des embrassades en signe de réconciliation entre les sieurs Tshisekedi et Kyungu wa Kumuanza) né de ce conclave tenu par des Congolais – en Belgique, en 2016, pratiquement, cinquante-six ans après le 30 juin 1960 (!!) -, pérenniserait bien leur entreprise de domination de notre pays grâce au concours très actif d’éternels pantins requinqués à souhait. Car, de tous ces Congolais présents à Genval, aucun ne s’était douté de la désolation qu’engendrerait inévitablement leur acte au sein de la quasi-totalité du peuple congolais : ces plusieurs dizaines de millions d’éternels laissés-pour-compte du sous-développement du pays qui résulte de cette pluriséculaire domination qu’ils entendent insidieusement y prolonger.
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  • Néanmoins, en guise de conclusion, les patriotes congolais – pour persévérer, à jamais, dans leur lutte pour le salut national -, devraient toujours méditer profondément sur cette réflexion tirée de la pensée de Patrice Emery Lumumba, un Grand Combattant de la Liberté, un des Vaillants Porte-flambeaux de la lutte de libération nationale des Peuples dominés, un Martyr du néocolonialisme, et notre Grand Héros national, à l’instar de Simon Kimbangu, dont il demeure le disciple le plus talentueux, et de Laurent Kabila, à ce jour, son principal disciple dévoué :
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  • « L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera aux Nations Unies, Washington, Paris ou Bruxelles, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire, et elle sera, au Nord et au Sud du Sahara, une histoire de gloire et de dignité.»
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  • L’HISTOIRE, C’EST SURTOUT LA DESCRIPTION – ET LEUR SOUVENIR - DES ACTES AYANT LAISSE DES TRACES EVIDENTES SUR NOTRE PLANETE, ET POSES - DANS L’HEUR OU LE MALHEUR - PAR DES ETRES HUMAINS DEPUIS LES TEMPS IMMEMORIAUX.
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  • Mais, un autre de nos grands malheurs : notre comportement. Rare sont les Africains qui se préoccupent de leur renommée objectivement positive après leur passage sur notre planète. Quoiqu’il en soit, une vie qui se limite à amasser de l’argent est une piètre vie. Aussi, plutôt que de faire de l’être humain l’esclave de l’argent, vaudrait-il mieux mettre l’argent au service de l’être humain. Et, en toute logique, mettre plus d’argent au service du peuple dont font partie des êtres humains originaires du pays : « Qui peut le plus, peut le moins.»
  •  
  • AINSI, DANS LA VIE POLITIQUE, COMME D’UNE MANIERE GENERALE, DANS LA VIE COURANTE, CONVIENDRAIT-IL AU PATRIOTE OU AU PROGRESSISTE, COMME A TOUT AUTRE ETRE HUMAIN, DE TOUJOURS PREFERER AGIR POUR ENGENDRER LE BIEN PLUTOT QUE LE MAL.

 

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  • : Congo Panorama. Le blog du soldat du peuple: Par Antoine Roger Lokongo, le Soldat du Peuple engagé dans la bataille des idées pour un Congo meilleur. Un Congo qui s'assume et devient un parténaire clé de la Chine, hier un pays sous-développé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
  • Congo Panorama. Le blog du soldat du peuple: Par Antoine Roger Lokongo, le Soldat du Peuple engagé dans la bataille des idées pour un Congo meilleur. Un Congo qui s'assume et devient un parténaire clé de la Chine, hier un pays sous-développé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
  • : A partir des idées de mes héros, Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila, je suis l'actualité politique de mon pays, la République Démocratique du Congo en partuclier et de l'Afrique en général et je donne mes commentaires. Antoine Roger Lokongo
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Hymne des Opprimés

  Ces CPP-ci sont la lumière des ouvriers
et des paysans,
ainsi que de tout opprimé.

Il n’y a point de doute d’abattre l’exploitation et de créer une juste société.

Notre serment est de ne jamais échouer,
enjoignons toutes nos forces en un faisceau,
tenons bien nos armes dans nos mains,
car ces CPP sont la force du peuple.


Dans sa noble cause,
jamais de spoliation.

Notre lutte revendique nos droits,
quoiqu’il en coûte,
jamais de servitude.


Pour les opprimés,
la Révolution est un rempart,
son ultime but est que le peuple gouverne.

Laurent Désiré Kabila,
lâchement assassiné le 16 janvier 2001.

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