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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 03:19
C'est exactement ca le sujet de ma these de doctorat !
 
De mon vivant, je me sens deja justifie si vous voulez !
Dr. Lokongo
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Guerre hybride 8. La Chine, le cobalt et les plans de révolution de couleur des USA pour le Congo
 
andrew-korybko
Par Andrew Korybko – Le 17 février 2017 – Source Oriental Review
 
URL: http://lesakerfrancophone.fr/guerre-hybride-8-la-chine-le-cobalt-et-les-plans-de-revolution-de-couleur-des-usa-pour-le-congo
 
Livre: http://orientalreview.org/wp-content/uploads/2015/08/AK-Hybrid-Wars-updated.pdf
Hybrid Wars 8. China, Cobalt, And The US’ Color Revolution Plans For The Congo
 
La Chine a sécurisé l’une des transactions commerciales les plus importantes du siècle à ce jour. Ce sont les 2,65 milliards de dollars qu’elle a payés fin mai pour la mine Tenke, dans la partie sud-est de la République démocratique du Congo (RDC, ci-après simplement le Congo). Le Financial Times a publié un rapport d’information sur l’importance de cet accord, qui, selon lui, fera de la Chine le leader mondial de la technologie des batteries électriques, à l’avenir, grâce à son contrôle de 62% du marché mondial du cobalt dont il est attendu un accroissement de la demande des deux tiers dans les dix prochaines années. Stratégiquement parlant, cela place la Chine à l’avant-garde du mouvement mondial vers les véhicules électriques, donnant ainsi au leader multipolaire encore un autre pas d’avance sur le monde unipolaire en obtenant un contrôle influent sur l’avenir des systèmes de transport personnels, commerciaux et militaires.
 
Le problème, bien sûr, est que la Chine reçoit 93% (ou selon Bloomberg, 99%) de son cobalt du Congo, ce qui signifie que ses perspectives d’avenir en tant que leader mondial dans le domaine des batteries électriques dépend entièrement de la stabilité de ce pays fragile, que les États-Unis ont commencé à miner depuis son indépendance en 1960. Scène de la « Guerre mondiale de l’Afrique » dans les années 1990 et cimetière d’environ 5 millions de personnes, en conséquence, le Congo est une fois de plus poussé dangereusement vers le précipice du désastre en raison de l’intrigue internationale qui l’entoure. Ce n’est pas seulement une spéculation sauvage. Les États-Unis et leurs médias unipolaires affiliés aux ordres ont été occupés à pré-conditionner le monde à la perspective d’un désastre en RDC si le président en exercice, Kabila, ne démissionnait pas à la fin de son deuxième mandat, constitutionnellement en cours, à la fin de l’année et s’il retardait indéfiniment le vote à venir et / ou modifiait la Constitution une nouvelle fois.
Il ne fait aucun doute que le Congo est aux prises avec la Nouvelle Guerre froide des États-Unis et que le pays devrait se préparer à ce qui pourrait très bien se révéler être une autre période prolongée de conflit catastrophique. Ce qui se passe actuellement dans cet État d’Afrique centrale et ce qui pourrait bientôt y transpirer, nécessite d’être replacé dans le contexte global approprié. En conséquence, la recherche commence en expliquant la centralité du Congo dans la grande stratégie africaine de la Chine. Une fois que la signification du pays aura été pleinement établie et que le lecteur sera plus conscient des raisons pour lesquelles les États-Unis veulent le jeter dans le chaos, je décrirai la guerre indirecte qui a germé autour du Congo l’année dernière. Enfin, considérant que les plans indirects évoqués ont échoué lamentablement, la dernière partie de l’article traitera de la façon dont Washington essaie de frapper directement Kinshasa en fabriquant plusieurs scénarios de guerre hybride dans le cœur géostratégique (Heartland) de l’Afrique.
 
Les grandes ambitions de Pékin en Afrique
 
Le Congo est de retour dans les médias du monde non pas en raison de sa transition de leadership attendue (ou de son absence), mais en raison de son importance pour la Chine dans le contexte de la Nouvelle Guerre froide. La plupart des gens sont conscients que la Chine poursuit sa vision One Belt One Road et construit des « nouvelles routes de la soie », ou corridors d’infrastructure, partout dans le monde, mais pratiquement personne n’a étudié de façon exhaustive comment cela devrait se rapporter à l’Afrique. L’auteur a entrepris une telle mission dans un article précédent pour Oriental Review sur la façon dont Les Problèmes de l’Afrique de l’Est pourraient briser les rêves de Route de la Soie de la Chine. De manière plus pertinente, il a révélé que la Chine travaille dur pour construire deux routes commerciales transocéaniques reliant les côtes indiennes et atlantiques du continent. Bien que cette intention n’a pas encore été officiellement déclarée, il est clair que c’est ce que fait Pékin, en substance, même si les deux projets ne sont pas encore achevés.
Route transocéanique nord africaine (NTAR)
 
La route du Nord devrait être intermodale et intégrer l’infrastructure ferroviaire et fluviale, reliant le port de Mombasa à l’océan Indien au Kenya avec ses homologues atlantiques à Matadi, en République démocratique du Congo, et Pointe-Noire, en République du Congo. Le chemin de fer à voie standard (SGR) a actuellement des plans pour aller de Mombasa à la capitale ougandaise de Kampala, mais il pourrait bientôt être étendu à la ville de Kisangani, au nord-est du Congo, sur les rives du fleuve Congo. De là, le fleuve le plus profond du monde est navigable jusqu’à la capitale de la RDC, Kinshasa, et la capitale jumelle de la République du Congo, Brazzaville. En partant de Kinshasa, il n’y a qu’un court trajet ferroviaire vers le port Atlantique sous-développé de Matadi, tandis que le trajet en train de Brazzaville à Pointe-Noire est un peu plus long, mais se termine dans un port de haute mer plus développé.
Barrage d’Inga 3
 
http://www.africa-confidential.com/resources/1/uploads/content/13%20inga%20COL.jpg
 
La route du nord a une signification supplémentaire en raison de sa proximité avec le futur barrage d’Inga 3 construit par les Chinois, que le Guardian estime qu’il sera le plus grand au monde une fois construit. Pour citer la source britannique, ce méga-projet serait en mesure de fournir 40% des besoins en électricité de l’Afrique en raison de son potentiel à générer autant de puissance que vingt réacteurs nucléaires. Bien que sa construction n’a pas encore commencé, elle pourrait commencer dès la fin de cette année et il est attendu que ce barrage colossal pourrait un jour permettre à la Chine et à son hôte congolais d’exercer une influence multipolaire sur la plus grande partie de l’Afrique centrale et Atlantique. Il ne devrait donc pas être surprenant que l’article indique également que ce projet est sous la lourde opposition des ONG occidentales, probablement en raison de son éventuel impact environnemental et du fait que plus de 35 000 personnes pourraient être déplacées à cause de cela. Si les États-Unis ne réussissent pas à forcer Kabila à démissionner à la fin de son mandat pour permettre ainsi à un remplaçant pro-occidental d’exercer un contrôle unipolaire par procuration sur ce projet à impact régional, le plan de repli est de pré-conditionner les masses à accepter que « les villageois mécontents et / ou les rebelles » puissent l’attaquer au milieu d’un prochain scénario de guerre hybride.
Route sud africaine trans-océanique (STAR)
 
 
En ce qui concerne la route du sud, le chemin de fer TAZARA construit par la Chine depuis les années 1970 relie déjà la côte tanzanienne près de la plus grande ville du pays, Dar es-Salaam, aux régions riches en cuivre du centre de la Zambie. À partir de là, d’autres infrastructures ferroviaires ont été construites indépendamment à travers la région congolaise du sud-est du Katanga, riche en minerais, aujourd’hui divisée en plusieurs petits États, mais conservant toujours le sens profond de son identité unifiée distincte. Les chemins de fer du Katanga étaient liés au chemin de fer angolais de Benguela, mais ils étaient tombés en ruine au fil des ans et n’avaient pas pu être mis en service et connectés à leur voisin occidental. En outre, le chemin de fer de Benguela avait été déconnecté pendant des décennies lorsque la guerre civile sanglante en Angola a éclaté dans les années 1970 et c’est seulement grâce à l’aide récente des Chinois qu’il a été modernisé et remis en service. Il ne s’agira pas seulement des chemins de fer du Katanga qui vont relier Benguela et désormais l’Atlantique, puisque la Chine envisage également d’étendre TAZARA du centre de la Zambie à la jonction angolo-congolaise via le projet du chemin de fer du Nord-Ouest.
L’auteur a créé la carte ci-dessous pour faciliter au lecteur la visualisation de ces grandes ambitions:
 
Rouge : Pays dont la stabilité affecte directement ou indirectement la viabilité des projets de la Chine.
Bleu : Route transocéanique africaine du Nord.
Vert : Route transocéanique africaine du Sud.
Comme on peut le constater clairement, sept pays africains distincts sont directement liés à ces deux projets, et trois autres sont étroitement liés en termes de paradigme géostratégique régional (Rwanda, Burundi et Malawi) et leur stabilité affecte directement la viabilité de ces routes. Ce sont ces trois États et la République du Congo qui constituent la base de la section suivante pour décrire comment les États-Unis ont essayé de poursuivre une guerre indirecte contre les routes transocéaniques africaines avant de recourir au gambit de la déstabilisation directe du Congo.
Guerre indirecte
 
La proposition de l’auteur avec La loi de la guerre hybride enseigne que « le grand objectif derrière chaque guerre hybride est de perturber les projets transnationaux multipolaires connectés à travers des conflits d’identité provoqués de l’extérieur (ethnique, religieux, régional, politique, etc.) ». Mais parfois, les États-Unis sont prêts à accepter l’existence d’un tel projet tant qu’ils peuvent l’influencer et / ou le contrôler. Les Routes africaines transocéaniques du Nord et du Sud, tout en étant une très bonne affaire pour Pékin, pourraient aussi être utilisées par l’Inde et d’autres pays qui choisiraient de s’en servir pour approfondir leur influence sur cette partie du monde. Dans cette optique, les États-Unis voient en effet un grand avantage stratégique à faire payer à la Chine ces projets ambitieux afin que ce rival paie pour des réseaux de transport que les États-Unis et leurs alliés utiliseront inévitablement jusqu’à un certain point.
Déstabiliser avec discrétion
 
Quoi qu’il en soit, cependant, les États-Unis sont également conscients que la Chine pourrait finir par être la bénéficiaire ultime en venant à contrôler ces mêmes itinéraires commerciaux dont les alliés unipolaires de l’Amérique pourraient éventuellement devenir dépendants. Par conséquent, les États-Unis s’intéressent indirectement à « mettre des freins » aux plans de la Chine, c’est-à-dire à perturber ces deux projets dans la mesure où ils ne sont que partiellement réalisés ou utilisés (et donc aussi accessibles aux alliés de Washington) et pas pleinement achevés à un niveau transcontinental pour permettre à la Chine d’acquérir une influence dominante sur le Heartland africain et ainsi être en mesure d’exercer une multipolarité dans tout le reste du continent. C’est pourquoi les États-Unis ont privilégié la déstabilisation de points « périphériques » sur ces deux fronts, comme le Rwanda, le Burundi, le Malawi et la République du Congo au lieu de les perturber directement dans leurs origines côtières du Kenya et de la Tanzanie (bien que ce soit possible à l’avenir si les États-Unis en voient la nécessité). En outre, ces deux derniers pays sont également très proches de l’Inde, allié des États-Unis, qui est le deuxième partenaire d’importation du Kenya et le principal importateur et exportateur de la Tanzanie. Cela perturberait aussi la Nouvelle Route du Coton de New Delhi, contre-stratégie à la Route de la Soie chinoise, si cela tournait au chaos (même si les événements récents au Kenya suggèrent que les États-Unis pourraient être prêts à prendre ce risque).
Burundi, Rwanda et Malawi
 
Quoi qu’il en soit, en examinant les quatre pays « périphériques » mentionnés dans le paragraphe ci-dessus, il semble que leurs récentes déstabilisations soient toutes liées à l’objectif des États-Unis d’arrêter l’expansion des deux routes transocéaniques africaines. L’agitation occidentale au Burundi, dont l’auteur a parlé dans son précédent article intitulé « L’UE au Burundi : le changement de régime contre l’aide antiterroriste », a été partiellement conditionnée pour déclencher une conflagration régionale qui fatalement aspirerait le Rwanda et conduirait à des « armes de migration massive » qui se répandraient dans toute la région en Ouganda et en Tanzanie. Et on ne parle pas du fait que cette situation aggraverait les conflits de basse intensité déjà existants au Congo, dans les provinces de l’Ituri et du Nord et du Sud-Kivu. L’effet pratique de cette déstabilisation dans les Grands Lacs consisterait à contenir les routes transocéaniques africaines dans la Communauté de l’Afrique de l’Est et à prévenir leur liaison avec l’Atlantique. Le Malawi figure dans l’équation en ayant été la cible d’un coup d’État planifié organisé par les États-Unis et l’Allemagne et qui n’a été évité qu’à la toute dernière minute après quelques arrestations hautement médiatisées et de manière prévisible condamnées par l’Occident. Le plan était d’utiliser le gouvernement issu du coup d’État comme instrument pour fomenter des tensions régionales et provoquer une guerre civile entre le nord et le sud du pays, qui aurait également déclenché des « armes de migration de masse » en Tanzanie qui potentiellement combinées avec celles du Burundi auraient pu rendre le projet TAZARA non viable.
La République du Congo
 
 
 
 
 

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  • : Congo Panorama. Le blog du soldat du peuple: Par Antoine Roger Lokongo, le Soldat du Peuple engagé dans la bataille des idées pour un Congo meilleur. Un Congo qui s'assume et devient un parténaire clé de la Chine, hier un pays sous-développé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
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