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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 14:46

She Okitundu : « Le processus électoral est en train de se dérouler sur la base de l’Accord du 31 décembre 2016 »

 INTERNET
Kinshasa   - Le ministre des Affaires étrangères congolais s’est livré à RFI sur les enjeux politiques de l’heure, en marge de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Le chef de la diplomatie congolaise a rassuré quant la tenue des élections dans les prochains mois.

On a l’impression que les réunions se multiplient sur ce processus électoral et que finalement, les propos sont tous les mêmes. On vous demande de publier un calendrier électoral, un budget, mais il n’y a pas des avancées. Est-ce que ces réunions finalement, pour vous, servent à quelque chose ? 

Ecouter les représentants de toutes les organisations, il s’est dégagé un sentiment d’incertitude quant l’organisation des élections. J’ai tenu à ramener un brin d’optimisme et leur dire qu’en tout cas les élections auront nécessairement lieu dans les prochains mois.

Pour quelle raison ? Parce que la première condition pour organiser ces élections, c’est quand même la détermination du corps électoral et le calendrier y est tributaire … Près de 98% des électeurs sont enregistrés, il reste 2%. Et ça c’est les Kasaï. Dans chaque province, je crois qu’un délai de trois mois leur est imparti, donc en principe l’opération de la révision du fichier électoral au Kassaï devrait se terminer fin novembre si pas début décembre. Le Parlement pourra alors adopter la loi sur la répartition des sièges. Auparavant toujours du côté du Parlement, il faudra procéder à la révision des quelques dispositions de la loi électorale… en suite, il faudra se déterminer sur l’effectivité du vote des Congolais de l’étranger. Est-ce que, dans les circonstances actuelles, les Congolais de l’étranger peuvent voter ou pas ? Le processus va bon train. Je pense qu’il n’y aucune inquiétude à se faire. Le simple fait qu’on procède à la révision du fichier électoral, montre que les élections auront lieu.

La revendication de tous les partenaires, c’est au niveau de la prévisibilité. Il faut que le calendrier soit publié. Le calendrier est de la compétence de la CENI. Mais cette commission a beau être indépendante, si le calendrier ne fait pas l’objet du consensus, il peut y avoir problème. C’est pour cette raison que le Conseil national de suivi, la CENI et le gouvernement doivent se concerter. Je rappelle aussi que ces trois organes sont consensuels et que toutes les parties sont représentées.

Mais, ils sont contestés par l’opposition  notamment la nomination du Premier ministre et les membres du Conseil national de suivi 

Ils sont contestés par une fraction de l’opposition. Le Premier ministre actuel est issu de l’opposition et donc du Rassemblement. C’est le Rassemblement qui est scindé en deux. Une fraction n’a pas voulu jouer le jeu, l’autre a joué le jeu. On ne peut pas freiner le processus à cause des caprices d’une partie de l’opposition. Je tiens à rappeler que le consensus peut être large sans nécessairement rassembler tout le monde.

Vous dites que la publication du calendrier revient à la CENI. Vous vous dites optimiste. Quelle échéance vous parait raisonnable ? 

C’est une question qui relève de la compétence de la CENI qui, elle-même, a constaté qu’il était impossible d’organiser les élections à la fin de cette année, comme c’était prévu dans l’accord. Mais l’accord du 31 décembre lui même avait prévu que si on était confronté à des contraintes qui empêcheraient les élections de se dérouler à la fin de cette année, les trois organes allaient se concerter pour évaluer la situation et fixer une date qui correspondrait à la réalité. La Commission électorale indépendante a promis qu’elle allait elle-même publier le calendrier très bientôt.

Pour vous, le fait que la fin de l’année ne soit pas tenable pour l’organisation des élections ne signifie pas que l’accord du 31 décembre est caduc 

Pas du tout. Les gens croient que parce que les élections ne sont pas organisées à la fin de cette année, on viole l’accord. Non. L’accord a été clair sur ce point : s’il y a des contraintes, les trois organes (CENI-CNSA-gouvernement) allaient se concerter pour fixer une autre échéance qui soit réaliste pour l’organisation de ces élections.

Les opposants, notamment Moïse Katumbi, Felix Tshisekedi et quelques membres de la société civile ont fait le déplacement ici à New-York pour plaider pour une transition citoyenne, non partisane, que pensez-vous de cette initiative ? 

C’est des rêveries. Ce que demande la Communauté internationale est qu’on mette en œuvre l’accord du 31 décembre. Et c’est sur la base de cet accord que le processus électoral est en train de se dérouler. Sur quelle base on peut parler d’une transition? Ensuite, pour des élections en RDC, ce sont des Congolais eux-mêmes qui se mettent d’accord. On ne peut pas venir parler au gouvernement américain ni aux Nations unies d’aller organiser une transition en RDC.

La matière électorale relève de la souveraineté d’un pays. Ici, c’est l’accord du 31 décembre qui est en application. Qu’une fraction de l’opposition refuse de jouer le jeu dans l’application de l’accord, ils en assument la responsabilité. On a été dans cette fameuse réunion qu’on a voulu faire croire comme si le sort de la RDC était en train de se jouer à New-York, pas question (rire). C’est une simple réunion informelle entre les représentants du gouvernement de la RDC et les partenaires qui nous accompagnent dans l’organisation de ce processus. J’ai rappelé la promesse faite de manière ferme par le président de la CENI sur le caractère imminent de la publication du calendrier électoral. Ça va rassurer tout le monde.

Un élément important à savoir par rapport à ce que les partenaires considèrent comme « retard dans la publication du calendrier », est qu’aujourd’hui, ce que demande l’opinion nationale et internationale, ce ne sont pas des dates approximatives… Mais des dates précises. Lors de l’ouverture de la session parlementaire, le président de l’Assemblée nationale avait déclaré : ‘’Pas de précipitation inconsidérée, pas non plus des retards excessifs’’. J’adhère totalement à son point de vue.

Qu’est-ce qui serait un retard excessif, selon vous ? 

Il ne faut pas qu’on traîne en longueur, encore une fois. Les dates qui seront fixées doivent prendre en considération des paramètres techniques, logistiques et financiers. Dès que le corps électoral est déterminé, il appartiendra maintenant à tous ceux qui veulent que ces élections aient lieu dans le délai raisonnable, accomplissent ses obligations.

Ça vous parait raisonnable dans le premier trimestre, dans les premiers six mois de l’année prochaine ?

Je ne voudrais pas répondre à la place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Interview RFI, décryptage MMC 

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