A partir des idées de mes héros, Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila, je suis l'actualité politique de mon pays, la République Démocratique du Congo en partuclier et de l'Afrique en général et je donne mes commentaires. Antoine Roger Lokongo
25 août 2012
Ma toute derniere rencontre avec Papa Wemba remonte en 2012 (voir premier paragraphe du rapport ci-dessous).
Paix a son ame !
J'ai aussi interviewe Papa a Londres lorsque j'etais eidteur adjoint de New African Magazine.
Dr. Lokongo
RETOUR AU PAYS NATAL: RAPPORT SUR MON RECENT SEJOUR EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) MON CHER PAYS APRES DEUX ANS ET DEMI D’ABSENCE
RETOUR AU PAYS NATAL
RAPPORT SUR MON RECENT SEJOUR EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) MON CHER PAYS APRES DEUX ANS ET DEMI D’ABSENCE
Antoine Roger Lokongo
22.08.2012
1. Départ de Beijing
A l’aéroport de Beijing, j’ai rencontré Papa Wemba et Maman Amazone qui revenaient de la Corée du Sud et nous avions voyagé à bord d’un même avion de la compagnie aériènne Ethiopian Airlines jusqu’ à Addis Abeba. En dépit des problèmes de santé qu’elle a évoqués, Maman Amazone se portait très bien. Elle m’a dit que son fils avait l’intention de venir étudier en Chine. Elle m’a démandé mon adresse email au cas ou son fils voulait entrer en contact avec moi. C’est d’ailleurs Papa Wemba qui m’a informé de la mort inopinée de la très chère Maman de Papa She Okitundu. Paix à son âme! J’ai dit à Papa Wemba que la culture congolaise joue un role important pour la sauvegarde de l’uniténationale et de l’integrité territoriale de notre pays toujours ménacées et que les artistes doivent assumer convenablement leur responsabilité.
J’ai également constaté qu’un équipe de Chinois venus exécuter le projet “fibres optiques” était aussi àbord de notre avion. A Addis Abeba, nous étions rejoints par quelques soldat Congolais et Americains qui revenaient de l’Ouganda dans le cadre de leur mission de pourchasser et attraper Joseph Kony.
2. Arrivée à Kinshasa
Je suis arrivé à Kinshasa le 28 juillet 2012 à 13h05’ à bord d’un avion de la compagnie aériènne Ethiopian Airlines. En descendant de l’avion, j’ai immédiatement baisé la terre de mes ancêtres et saluer l’image de Mzee Kabila encore visible au dessus de la porte d’entrée. Je suis sorti de l’aéroport sans aucun problème sauf quelques bagagistes qui voulaient “m’aider” mais à qui je déclaré que j’ étaisà mesure de m’occuper de mes propres bagages. Aussitot les bagagistes dégagés, un agent de sécurité a son tour s’est propose pour s’occuper de ma sortie pour que je sorte sans problème. Je lui ai dit que les services ont droit d’ouvrir mes bagages. Ils ne trouveront que mes habits, mes livres et mes autres effets personnels et donc aucun problème ne se poserait donc pas. Mais il ne m’a pas quitté. A la sortie comme je n’avais que quelques yuan Chinois, je lui ai proposé 10 yuan mais il a jugé que 10 yuan ne valent presque rien. Je suis donc parti.
De Paris où il se trouve pour des soins médicaux, mon ami Albert Mukulubundu a disponibilisé son jeep et a demandé à son chauffeur Nkoy de venir me prendre à l’aéroport. Nkoy est venu avec Mr. Gauthier, le cousin d’Albert et un autre compatriote dont j’ignore le nom mais qui connait presque tout le monde à l’aéroport. La prémière chose qu’il m’a dit c’ était “qu’en RDC ce sont les rélations qui comptent”. A ne pas oublier! Il m’a conseille de songer au policier qui a récusé mes 10 yuan parce que je ne sais pas où je pourrais le rencontrer encore un jour. Il m’a conseillé de lui confier $10 que lui transmettrait au dit policier. Ce que j’ai fait. Quant à Gauthier, il m’a demandé $70 “pour le carburant”. J’avais un billet de $100 et un autre de $20. Il ne m’ont pas remi les $50 qui restaient. Ils m’ont supplié de garder cet argent pour se partager entre les trois parce “qu’en RDC ce sont les rélations qui sauvent”. C’ était l’argent que j’ai prévu pour donner à la femme d’Albert car je n’ai pas vu leurs deux enfants dépuis qu’ils étaient nés en plus de quelques autres cadeaux que j’ai preparés. Mais ils ont bien négocié mon logement jusqu’ à un prix abordable. Ça je le reconnais.
3. Kinshasa et son statut quo
Après l’inauguration de l’Esplanade du Palais du Peuple avec ses jets d’eau et ses lumières multicolores, de l’ Hôpital du Cinquantenaire, du batiment de IBTP, une partie du Boulevard Lumumba qui se termine à la Place du 30 Juin avec ses jets d’eau et près de la Gare Centrale, etc., Kinshasa ressemble à un vaste chantier. Ironie de l’histoire: Près de la même Gare Centrale où périrent des milliers de Chinois et des Congolais suite à l’esclavage des travaux forcés pour la construction du premier chemin de fer qui rélie Kinshasa à Matadi et près de la Paroisse St Anne (la prémière mission Catholique construite dans une concession gratuite accordée aux Missionaires par Léopold II et où se stockaient l’ivoire et le caouthouc rouge), un batiment pimpant neuf abrite le centre régional Huawei de formation des experts. Parmi les chantiers en cours d’exécution que nous avons visité, nous pouvonsciter l’achevement de la réhabilitation du Boulevard Lumumba du Quartier Un jusqu’ à l’Aéroport de Ndjili par les Chinois ce qui explique pourquoi je suis tombé dans un embouteillage pendant plus de six heures du temps pour aller à N’Djili visiter les chantiers des Chinois (les Japonais ont déjà rehabilité la route des Poids Lourds), l’ élargissement des pistes de l’Aéroport de Ndjili par la Sinohydro, une entreprise d’ état chinois, l’ élargissement du Pont sur la Rivière Basoko près de Socimat par les Chinois, la contruction du Barrage de Zongo II par Sinohydro, etc.,
3.1. L’insalubrité qui caractérise Kinshasa la capitale de la RDC crée automatiquement un préjudice contre les Kinois dans le coeur de toute personne qui visite la RDC pour laprémière fois.
Kin la belle est devenue Kin la poubelle! Or si la ville de Kinshasa est sale c’est que les Kinois sont sales – y compris moi. Et alors qui ne peut pas tirer cette conclusion? Pendant la saison des pluies beaucoup d’habitants de Kinshasa meurent éléctrocutés parce qu’ils piétinent sur les cables éléctriques exposés en plein air.
3.2. La religion est devenue un grand business, une drogue si pas un poison.
Dans une ville qui compte plusieurs milliers des églises (financées par des mains cachées qui craignent la radicalisation de l’homme Congolais par l’Islam et l’arrivée de la Chine en RDC; car les “Mabonza” des pauvres Congolais ne peuvent pas permettre aux pasteurs de s’acheter des voitures Mercedes Benz haut la gamme) et des mosques qui produisent un tapage et des bruits infernaux dans chaque coin de la rue ou règnent les Nkuluna brandissant des machetes tranchantes les uns contre les autres et contre les pauvres innocents, je me demande quel Dieu les Kinois prient-ils. Dieu aime-t-il l’ insalubrité sans mentioner les pratiques de corruption généralisée et de la dépravation des valeurséthiques et des moeurs? C’est comme si La religion est devenue du business, une drogue si pas un poison.
Si la Bible évoque “Un esprit Saint dans un corps sain, et par conséquent dans un environnement sain et dans une Kinshasa saine”, nous pouvons conclure que l’Esprit Saint a déjà fuit Kinshasa. La responsabilité n’incombe pas seulement aux autorités parce que les autorités ne vont pas venir balayer devant ma propre parcelle (l’insalubrité a aussi touché Gombe) et l’Etat ne va pas recourir a la chicotte pour les Congolais puissant fabriquer assez de briques pour se construire de belles et grande maisons àla place des taudies, les huttes et des cases enfumées, l’Etat devra bien sûr pourvoir des toles à un prix abordable et l’eléctrification du pays. A l’ époque ou Kinshasa s’appelait Léopoldville, il y avait un service de collecte des immondices et un service de drainage dans le cadre de la lutte contre les moustiques (j’y ai vu les plaques de cette époque là). Aujourd’hui il n’y en a pas! Les canivaux sont devenus des pétites rivieres polluées source de malaria et de cholera car au dessus de ces canivaux les “Malewa” (parfois je savourait les Maboke dans les Malewa pour satisfaire ma nostalgie et ainsi partager le peu d’argent que j’avais avec le pétit peuple), les pétites boutiques et les pétits bars abondent!
Les voitures sont garées sur les troittoirs, y compris les bus usés pronés aux accidents et communement appélés “Esprit de Mort” à bord desquels les pasteurs ambulants haranguent les passagers considerés à tort ou à raison comme croyants (à Kinshasa “les chaires de vérité” sont improvisées partout) leurs démandant de l’argent en contrepartie des solutions miracles guaranties immédiatement dès que ceux qui mordent à l’ appât quittent l’ arrêt. J’ai vu un pareil pasteur prêcher dans le bus que Dieu allait opérer un miracle dans la vie de quiconque dans le bus lui donnerait de l’argent parce que lui est un serviteur de Dieu dont la femme venait d’accoucher mais qu’il n’avait pas d’argent pour payer tous les frais réquis par l’hopital pour qu’elle sorte de là. Le pasteur a terminé sa course avec $40 en poche. Il démandait $250!
Je revenais de Zongo le soir à bord d’un véhicule des Chinois avec un Chinois à bord. Arrivé à Ngaba, nous sommes tombés dans un embouteillage terrible. Nous ne pouvions plus avancer pour atteindre Matete. Nous avons fait demi-tour pour également rester bloqués dans l’embouteillage. J’avais vraiment pitié pour le Chinois qui était d’ailleurs malade, raison pour laquelle il est revenu à Kinshasa pour des soins. Je voyais les Congolais conduire en sens inverse dans notre bande ou sur le trottoir et le Chinois craignait qu’ils allaient nous cogner! C’ était la loi de la jungle totale!
J’ai été une fois agressé par “les agents du service de sécurité” d’une église. Je revenais à la maison le soir lorsque j’ai constaté que le passage qui mène directement à la maison où j’habitait était completement bloqué par les fidèles d’une église du reveil en effervescence. J’ai demandé le droit de passage en vain car la rue appartient à l’Etat. Ce n’est pas une propriété de cette église là dont le co-propriétaire est un Nigerian et un haut gradé au sein de l’armée nationale. C’ était leur droit de prier, c’etait aussi mon droit d’emprunter cette rue qui appartient à l’Etat. Les églises font-elles la loi en RDC? Quand quelques fidèles m’ont accusé de perturber leur prière, j’ai démandé que j’entre pour m’addresser directement à leur pasteur mais ce jour là le prédicateur est venu directement des Etats-Unis (…) pour lancer une nouvelle champagne d’ évangelisation ce qui expliquait la présence d’une foule immense et il était en pleine séance de prédication. Les “services de sécurité” de l’église m’ont barré la route. Je leur ai dit que ce n’est pas avec des incantations que nous allons chasser l’enemi qui a déjà occupe Bunagana, paraphrasant Mzee Yerodia Abdoulaye Ndombasi pendant l’agression de 1998.
Le Colonel est sorti de l’eglise, il m’a taxe d’un espion qui voulait provoquer la pyschose parmi la population. “Moi un espion? Je m’en moque. Qui a demystifié Kagame à Londres, n’est ce pas moi Lokongo? Vous ne me connaissez pas!,” ai-je rétorqué. C’est ainsi qu’il a ordonné ses hommes qui n’ont aucune licence d’ arrêter quelqu’un selon la loi de m’apprehender et de m’amener à la police de la Funa. Là mon discours n’a pas changé. La police m’a démandé d’appeler un ami, une amie ou un membre de ma famille qui pouvait venir porter temoignage sur qui je suis. J’ai choisi une consoeur journaliste que j’ai connue dépuis 2006 (ce soir là elle venu me rendre visite là où j’habitais (j’ étais vraiment triste d’apprendre que depuis 2006, elle n’a pas encore été matriculée à la RTNC! En “RDC Malembe Malembe Pole Pole”, la roue de l’histoire tourne lentement, alors très lentement). Sur base de son temoignagne, j’ai été rélaché mais sommé de revenir avec elle à 7h du matin muni de mon passeport signe que je reconnais l’autorité de l’Etat. Pourquoi pas? La police était impressionné par mon patriotisme.
D’ailleurs le matin nous avions suivi a la radio que l’Hotel de Ville venait d’interdire toutes kermesses dans toute la ville de Kinsahsa sans son autorisation préalable (et le suivi? Tokozela trop!) Quelques jour après l’ église Catholique a organisé une méga-marche pour protester contre cette énième aggression rwandaise. J’ai suivi le Cardinal Monsengwo supplier Kagame de “mettre fin à la guerre” “Pardon bosukisa bitumba”, disait-il pendant son homélie! Ah!
3.3. Tracasseries policières
Lorsque je me suis rendu à l’intérieur du Stade des Martyrs construit par les Chinois pour la prémière fois dans ma vie poussé par la curiosité, j’ai du payer 300 francs congolais “aux agents du service de sécurité” commis à l’entrée du State des Martyrs pour une visite éclaire de cinq minutes. A l’intérieur, j’ai vu un homme me suivre et me demander de l’argent. Je lui ai dit que j’avais déjà payé à la porte. Il a insisté que je lui donne ne fut ce que quelque chose pour acheter un Coca. Je n’ai pas mordu. Il m’a montré sa “carte de service” et je lui ai dit qu’il faisait bien son travail. Après une courte conversation, je lui ai posé la question de savoir si je pouvais prendre une photo de l’intérieur du Stade qui ressemble à l’intérieur du Stade Olympique de Beijing étant donné qu’un décret présidential venait d’autoriser la prise des photos partout en RDC sauf dans des camps militaires. L’homme m’a autorisé de prendre une photo seulement. La photo une fois prise, il a procédé à mon arrestation m’expliquant que je suis tombé dans son piège. C’ était tout simplement une méthode d’arrestation selon lui! Celui qui protège la loi devait me dire que “non ici on ne prend des photos n’est ce pas”? J’ai compri que la loi est boutiquée en RDC mon pays. Il m’a dit qu’il allait m’amener au bureau de la DEMIAP dans l’anceinte du Stade ou j’allais vomir tout l’argent que j’avais “si je ne règle pas avec lui à l’amiable”, ce que j’ai réfusé. Nous sommes arrivé dans une petite cellule où j’ai été systématiquement fouillé ainsi que mon sac. J’avais quelques yuan Chinois avec moi, Je leur ai dit que s’ils prenaient cet argent, ils violeraient la loi car le yuan chinois n’est pas légalement échangeable en RDC. Il ont confisqué plus de 7 mille francs Congolais et mon flash (qu’ils m’ont remi après l’intervention de la foule). C’etait maintenant mon tour d’aller porter plainte à la police de la FUNA, où il y avait coupure du courant. L’officier qui travaillait à la bougie m’a conseillé de ne me promener qu’avec plusieurs amis ou membre de ma famille et jamais seul. Il n’a même pas ecrit un PV (les PV s’ écrivent encore à la main et pourtant le Congo pourvoit le monde entier en coltan à partir duquel les ordinateurs sont fabriqués!). Je croyais que j’ étais libre comme le vent dans mon proper pays dans les limites prevues par la loi, mais non...!
En 2006, je revenais d’une emission à la RTNC 2 la nuit après une pluie torrentielle. J’ai été dépouilléde tous 50 francs qui me restaient par quelques soldats.
Dans le quartier où j’habitais, j’ai vu les policiers détruire des kiosques érigés sur le trottoir le matin et les mêmes kiosques re-érigés le soir (pourvu que vous donniez quelque chose aux policies…) d’autant plus que les gens n’ont pas une autre source de revenue et donc pas d’alternatives.
Avant mon départ, à l’aéroport, soldats et autres agents des services d’immigration me demandaient toujours de l’argent, de l’argent que je n’avais plus! J’ai tout donné, ce qui me restait en francs Congolais. Un compatriote m’a informé que peut être j’ai donné mon argent à un réseau de malfaiteurs opérant à l’aéroport, une frontière vraiment stratégique; ce que j’ai beaucoup regreté.
4. Travaux de recherches
Je suis rentre au pays surtout pour chercher des documents originaux par rapport à ma thèse de doctorat sur l’héritage politique et idéologique de Mzee Kabila. Je suis très reconnaisant envers Papa Ngoy Mukala wa Numbi et le Professeur Denis Malasi (à
qui le Dr Tundanonga m’a présenté. A cet effet qu’il daigne trouver ici l’expression de mes remerciements les plus fraternels) pour leur soutien et patience à mon égard. Ils ont des idées et des projets constructifs quant à l’avenir de notre pays et denoncent le bradage de notre patrimoine minier, foncier et forestier a vil prix. Nous avions parcouru plusieurs bureaux, rencontré plusieurs anciens dignitaires du Régime de Mzee Kabila. Malheureusement personne parmi eux ne pouvaient m’aider. Même le Professeur Babi Mbayi, ancient minister du Plan de Mzee Kabila ne pouvait pas me trouver une copie de son propre livre. Ce que nous avions pu trouvé, nous l’avions trouvé, ce que nous n’avions pas pu trouvé, et bien les recherches continuent. Je suis aussi très reconnaissant envers ma famille biologique, plus spécialement ma grande soeur pour avoir repondu favorablement à tous mes besoins pendant mon séjour. Je suis aussi reconnaissant envers Mr Nikola Vadjon, l’ADG du MMC/Digital Congo pour son soutien tant moral que materiel, ce qui a rendu mes recherches possibles.
Je remercie le Camarade Tony Busselen, qui depuis Bruxelles, m’a trouvé des documents clés relatifs à mes recherches.
5. Stage dans les chantiers Chinois
Je remercie la société Sinohydro qui m’a permi de passer une semaine à Zongo II, site de la construction du nouveau barrage hydro-eléctrique d’une beauté naturelle extreme, dans le cadre de mes recherches et ou j’ai appri beaucoup de choses.
A Zongo, le grand et majestueux Fleuve Congo se trouve coincé par les montagnes rocheuses parmi lesquelles il faufille comme un grand serpent. Sinohydro a également assure mon transport de Kinshasa à Zongo et de Zongo à Kinshasa chaque fois que les officiels Congolais me jouaient du kara (mais ce sont les vehicules de l’Etat et les gens les utilisent pour d’autres courses personnelles)! J’ai passé mon temps a traduire quelques documents du Chinois au Français, apprendre le Lingala aux Chinois en plus de quelques exposés pratiques sur la culture congolaise. J’ai servi d’un interprète entre les Chinois et les Congolais chaque fois que le besoin se présentait et j’ai travaillé manuellement dans les chantiers avec des groups différents.
Chez nous on dit: “Lisolo na monoko, maboko na mosala” ce que certains travailleurs Congolais n’appliquent parfois pas. C’est à cause de cela que j’ai vu un manageur chinois gifler un Congolais, ce qu’il ne devait pas le faire! Mais les Chinois bossent dur sept jours sur sept, se prennent déjà en charge, eléveant leurs propres cochons et chèvres pour se nourrir; et donc nous autres Congolais doivent apprendre beaucoup de cette culture du travail. Les Chinois, contrairement aux experts occidentaux mènent une vie simple dans leur site. L’avenir de la RDC, son relèvement et sa reconstruction sont intrinsiquement liés a la coopération chinoise vice versa. Les Américains et les Européens ne viendront plus construire quoi que soit dans le Congo profound. C’est pourquoi je trouve aberrant voire irresponsable cette chanson de Kofi Olomide: “Oleka awa Chinois, Okota awa Chinois, ozonga awa Chinois…”.
Cependant, j’ai remarqué que les Chinois sont de bon manageurs et planificateurs mais ce sont les Congolais qui exécutent les travaux comme tel. Les Congolais qui ont une certain expertise quelconque dans un domaine donné gagnent $8 par jour tandisque ceux qui n’ont aucune expertise gagnent $2 à $3 par jour. Ces derniers demandent un salaire minimum de $5 par jour ainsi des bottes et des uniformes adéquats (lesquelles sont déjà arrivées au Port de Matadi). Au contraire, j’ai vu aussi un Congolais forger la signature d’un manageur Chinois pour réclamer le salire d’un mois, ce qui constitue un acte criminel!
La construction du Barrage de Zongo II s’effectuera pendant 3 ans après quoi les coupures du courant à Kinshasa seront un phénomène du passé. La contruction d’une grande tunelle qui va ramener l’eau accumulée dans les réservoirs du barrage à partir de la riviere Inkisi jusqu’au Fleuve Congo, est en phase de construction. J’ai blagué qu’en creusant cette tunelle, peut etre l’or y sera trouvé. Les Chinois resteront à Zongo pendant 32 ans pour gérer la production et la mise en vente du courant de Zongo II pour ainsi récuperer tous leurs investissements en termes de capitaux après quoi ils rétrocederont le barrage à l’Etat Congolais. Un projet similaire est envisagé sur la Rivière Semilinki au Nord Kivu qui pourrait alimenter Beni, Butembo, Watsa et d’autres villes du Nord Kivu en eléctricité.
6. Conclusion
En guise de conclusion, tout ce que je peux dire c’est que je demeure optimiste quant à l’avenir de mon pays, mais pour le moment, le mal est très profond. Et alors le premier plus grand chantier auquel nous devons nous atteler c’est le changement des mentalités. Pour le moment, l’Etat peine encore à imposer son autorité sur toute l’ étendue du territoire nationale compte tenue des agressions répétées des régimes Tutsi du Rwanda et de l’Ouganda contre la RDC dans sa partie orientale car ces régimes sont soutenues par des superpuissances occidenatles bien connues. Mais si j’analyse les comportements et sur base de ma propre expérience que je viens de vivre à Kinshasa, il reste encore très difficile à notre armée (infiltrée d’ailleurs comme les soit-disant mutineries à l’est le prouve et actuellement les dirigeants rebelles du M 23 séjournent encore à Goma sans aucun problème selon le Phare) de battre l’armée rwandaise.
C’est depuis lontemps que nous dénonçons en vain le commercialisme militaire, les détournements en cascade, l’affairisme qui conduit à la privatisation de l’ état, le manque de suivi quant aux decisions pompeusement annoncées (par exemple, à quoi servent les tracteurs qui ont été recemment distribués à travers le pays? Sur la route du Bas-Congo, j’ai vu les camions de l’armée transporter les marchandises), le bradage de notre patrimoine minier, foncier et forestier a vil prix, etc.
C’est depuis longtemps que nous lançons en vain un appel pour l’ établissement d’un plan de reconstruction nationale qui s’ étend sur toute l’ étendue du territoire nationale. Ce sont pourtant les imeubles pimpant neufs des particuliers et des expatriés (surtout les Libanais) qui poussent comme des champignons partout à travers les villes de Kinshasa, Lubumbashi, ainsi de suite.
Les jeunes constituent une frange majoritaire de la population congolaise. Créer des emplois pour tous ces jeunes pour mettre fin au phénomène “Kuluna” c’est du casse-tête pour le gouvernement. Mais nous estimons que, contrairement aux prédications des pasteurs véreux, il n’y a pas de solutions magiques pour le relèvement et la reconstruction de la RDC. Le travail, seul le travail basé des recherches scientifiques et de nouvelles technologies, et effectué dans l’ordre, dans un sens d’organisation efficace, de patriotisme, de respect des valeurs culturelles éthiques nous léguées par nos ancêtres surtout le respect du bien commun sacré… constitue la vraie solution pour la RDC à l’instar de la Chine, un pays sous-developpé, qui, en un lapse de temps, a changé son destin en comptant sur ses propres efforts et devenu une puissance.
Helas! Mon sejour à Kinshasa m’a appri que les Congolais cherchent le bonheur, chacun à sa façon: utiliser les biens de l’ état pour des faits privés car les Congolais dissent que “chacun mange la où il travaille”, devenir pasteur pour devenir riche, devenir seigneur de guerre pour devenir riche en marchant sur les cadavers des autres, diaboliser, écarter et isoler voire éliminer ceux des Congolais qui ont encore une conscience et qui travaillent bien mais qui gênent les corrompus, s’adonner à l’esprit du coop pour devenir député (je me demande si le système parlementaire est une aubaine ou une malédiction pour le Congo! C’est pourquoi Mzee Kabila a lancé les CPP), PDG, ministre (les postes s'achètent) ou pour réussir sans efforts et au profits de ses proches de tribu, monayer les bourses que nos pays amis nous octroient ou n’envoyer que ses proches aller étudier à l’ étranger (j’ai connu six étudiants d’une même famille biologique qui ont été octroyés des bourses. Comment ne pas donner l’opportunité à tous autres jeunes Congolais s’ils le méritent? N’oublions pas la tribalisation des partis politiques et des ambassades. Le fait que chaque gouverneur soit originaire de sa propre province a changé quoi au point de vue développement sauf satisfaire l'instinct tribaliste qui anime les esprits des Congolais?), s’il y a une conférence internationale à l’ étranger, on s’arrange à ce que ses proches voyagent pour y participer même s’ils n’ont pas l’expertise en la matière. Ce qui compte c’est le perdiem qu’ils vont ramener aux familles et les beaux et jolis cadeaux qu’ils vont acheter pour tout le monde…
Le psyché du Congolais fonctionne comme suit: “Je jette la poubelle dans la rue ou dans la rivière Kalamu ou dans les canivaux, ce n'est pas mon problème. C'est aux autres de s'en occuper! Ce qui compte pour moi c’est que j’ai déjà mangé à ma faim. Et les moustiques, et le cholera? Ce n’est pas mon affaire. C’est aux autres d’en penser!!! Ici c’est mon bar ou mon église. Je peux jouer ma musique à haut volume ou louer Dieu à haute voix en criant alleluia, alleluia, ou je peux jouer mes instruments pour créer un tapage ou un bruit infernal pour louer Dieu, même si ça dérange les voisins ou ça provoque de l’insomnie aux enfants qui doivent bien dormir parce que demain ils doivent aller à l’ école, ça c’est n’est pas mon problème. Ce qui compte pour moi est que l’argent entre dans ma poche... Et si le policier vient me tracasser, je lui glisse quelques francs congolais dans sa paume de la main ou je lui offer une bière ou un verre de “Supu ya Tolo” et il s’en ira et me laissera tranquille. La mendicité est aussi devenue un mode de vie en RDC!
Mais alors si l’avenir du Congo répose sur la jeunesse. Et si les plus jeunes ne reçoivent pas une éducation adéquate, nous pouvons dire que le Congo n’a pas d’avenir. D’ailleurs le sytème éducatif congolais laisse beaucoup à désirer. J’ai vu beaucoup de jeunes célébrer l’obtention de leur Diplômes d'Etat mais beaucoup ne savent pas le nom de la capitale de la RDC. C’est moi qui leur ai posé cette question. 60% des interrogés n’en savaient pas! Comment ont-ils passé les examens? Les parents ont soudoyé les inspecteurs. Et si les plus jeunes ne reçoivent pas une éducation adéquate, nous pouvons dire que le Congo n’a pas d’avenir, je le repete.
Les Congolais doivent d’abord définir une vision commune sur l’avenir de leur pays, axée sur les valeurs qui font un pays et qui font l’homme et mettre en pratique cette vision qui va procurer le bonheur à chacun et à tous en même temps. Malheureusement les médias d’ état ne produisent pas des émissions ou des programmes profonds et édifiants. La publicité et la musique dominent (l’argent appelle l’argent).
Le sommet de la francophonie se réunira du 12 au 14 octobre à Kinshasa. Plusieurs quartiers stratégiques de la capitale sont remis à neuf pour la circonstance. Et alors après le sommet, la ville ne retombera-t-elle pas dans l’insalubrité? Ce programme d’assainissement de la ville ne doit-il pas couvrir toute la capitale et tout le pays? Ce sont les questions que nous nous posons!
Le développement rapide de la RDC passe par le dévelopment rural. Or en Afrique toute l’action politique et économique des gouvernements se concentre dans les capitales. Quant est ce que le Congo va se doter des infrastructures modernes, d'un Congo rural modernisé ayant accès aux soins de santé, à l'éducation (y compris l'aphabestisation des adultes), à l'eau potable, à l'électricité, téléphone, radio et télévision, les moyens de transport (trains, pistes d'aviation, bateaux et bus) reliant les grandes villes à l'arrière pays, d'une agriculture mecanisée, des maisons décentes ou des logements sociaux décents (pareil à la résidence des Chinois à côté de l'Hôpital de l'Amitié à Ndjili)... bref, d'une economie industrialisée pour transformer nos resources sur place, créer des emplois et changer les conditions de vie de nos populations au lieu de continuer d'exporter nos resources toujours à l'état brut au 21eme siècle? Nous devons cesser d'être un pays voué aux aides humanitaires et aux injonctions du FMI et de la Banque Mondiale toujours nous contentant des mièttes qu'ils nous accordent (pendant que l'élite au sommet de l'Etat s'enrichit illégalement). Le Congo a tout.
Quant est ce que la RDC va-t-elle présenter la facture de guerre au Rwanda?
Comment la RDC entend-t-elle vider le contientieux belgo-congolais à la veille des commémorations du cinquantenaire de notre indépendence?
C'est pour quand le depart de la MONUC et de l'AFRICOM car nous disons "NON" à "internationalisation de la RDC"!
En rétrocedant aux Mobutistes tous leurs biens mal acquis (immeubles, terres) et en les associant au pouvoir, n'encouragez-vous pas la spirale de la corruption et la naissance des nouveaux prédateurs (les proches du regime en place) qui peuvent se frotter les mains parce que rien n'est arrivé au prédateurs d'hier?
En associant au pouvoir ceux qui continuent de violer, de massacrer et de piller à l'est de notre pays, ne donnez-vous pas libre cours aux naissances de nouvelles rébellionettes dans d'autres coins du pays dont les animateurs espereraient d'acceder au gouvernement par cette voie des armes?
Nous le pétit peuple observons l’ équipe dirigeant et nous nous attendons au renouvellement de la classe politique susceptible de défendre l'intérêt général d'abord et avant tout. Le peuple en a assez d’être chosifié en outrance au 21ème siècle, marchant toujours à pied et portant de lourds fardeaux à dos d'homme.
J’ai dit à un Congolais hautement placé qu’il est grand temps pour que la RDC fabrique des vélos, des voitures, des camions, des tracteurs, des houes, des machettes, des téléphones portables., etc.,
Il m’a repondu que je devait cesser de rêver! Je crois que nous autres Congolais devons rêver, c’est-à-dire, definir une vision commune pour l’avenir de notre pays.