L'ÉGLISE CATHOLIQUE APPELLE AU TAPAGE NOCTURNE !
Incroyable mais vrai ! L’église catholique de Kinshasa invite la population à enfreindre la loi en faisant du tapage nocturne pour marquer son adhésion à son plan « B »que congovirtuel.org a déjà eu à dénoncer ici même. Dès ce jeudi, en effet, les fidèles sont incités à se livrer à des concerts de casseroles pendant la nuit. Exactement comme un parti politique qui convoque une manifestation et incite ouvertement ses militants au vandalisme. Impensable… ! Même les plus radicaux des opposants ne sont jamais arrivés jusque-là !
Dans une lettre adressée en date du 5 décembre 2017 aux curés des paroisses catholiques de la ville de Kinshasa, l'Abbé Vincent Tshomba, doyen au Collèges des Curés doyens invite ces derniers à mobiliser « les fidèles catholiques et la population en général » pour qu'ils accompagnent l'église dans sa campagne pour l'application de l'accord du 31 décembre 2016 suivant le dernier message de la Cenco. L'église catholique a, en effet, décidé qu'à partir du 14 décembre prochain, toutes les paroisses sonnent désormais les cloches à 21 heures pendant une quinzaine de minutes. Les fidèles et la population en général sont ainsi appelés à accompagner cette opération avec « toute sorte de clameur et de vacarme : taper sur les casseroles, des coups de sifflets et de vuvuzela, des klaxons, etc. » De même, les fidèles et la population « pour des manifestations plus significatives et déterminantes à venir ».
Appel formel aux infractions à la loi
Les internautes qui ont découvert cette missive dans les réseaux sociaux ont unanimement tiqué en concluant que par cet appel, l'église catholique va à l'encontre des lois et règlements interdisant le tapage nocturne. Un appel qui intervient tout justement en cette période où les bourgmestres de la ville de Kinshasa sont en campagne pour faire respecter cette mesure et sanctionner les contrevenants. Plusieurs tenanciers des débits de boisson se sont ainsi vus saisir leurs appareils musicaux qu'ils faisaient fonctionner à tue-tête. Des églises de réveil ont aussi été interpelés et, depuis, les nuits de leurs voisins sont de plus en plus paisibles. Les malades se reposent aussi puisqu'épargnés de ces bruits des bars et des églises.
L'église catholique a-t-elle réalisé l'anarchie dans laquelle elle s'engage délibérément par son appel ? Comment expliquer qu'une église censée être partenaire de l'éducation pour offrir au pays de bons citoyens peut-elle se permettre s'entraîner les mêmes citoyens dans des infractions à la loi ? Comment se sentent les évêques catholiques dans leur peau lorsqu'ils pensent que leur appelle concourt à incommoder les citoyens et ainsi violer leur quiétude ? La liberté des uns ne se limite-t-elle plus là où commence celle des autres ?
Autant de questions que se posent les bonnes consciences qui expriment par là leur choc et leur indignation face à un tel appel de ceux qui sont pourtant appelés « princes de l'église ». Et ce cadre retraité de l’administration publique, fervent chrétien catholique, de faire cette observation : « A la limite, l’église aurait pu s’en tenir à faire sonner ses cloches et éviter d’embarquer les fidèles dans sa campagne politique, surtout que ces fidèles ne partagent pas tous les positions de l’église et ses stratégies pour les exprimer ». On se serait donc attendu à ce que la Cenco contribue à l'éducation des masses au même titre que les autres formations politiques, mais les catholiques (ou plutôt les évêques) en choisi s'entraîner les citoyens dans des pratiques répréhensibles.
L’église plongée définitivement dans la politique active
Les observateurs ne s'en étonnent guère lorsqu'ils se rappellent que la Cenco a officiellement choisi de s'engager comme actrice politique en adhérant, par sa signature, au « manifeste du citoyen » signé à Paris par quelques mouvements dits citoyens sous le coaching de certains lobbies occidentaux. En tous cas, la Cenco ne peut pas s'en défendre dès lors que sur base de ce manifeste, ses signataires – dont elle-même la Cenco -agissent en parfaite synergie avec les partis et regroupements politiques bien connus.
Il est donc clair que ce faisant, l'église catholique a définitivement quitté le milieu du village pour s'engager dans la politique active. Pas étonnant donc que, dans cette même période suspecte, le Cardinal Monsengwo, dont on connaît l’amour pour les questions politiques, se retrouve quelque part en Europe avec Moïse Katumbi et son porte-parole Olivier Kamitatu…
L'opinion attend désormais de savoir comment l'autorité urbaine va se déterminer face à l'appel des catholiques qui n'est pas différent de responsabilité d'une organisation politique qui organise une manifestation publique pendant laquelle ses militants se livrent à des actes de vandalisme sous prétexte de défendre une cause ou d'assumer leurs droits.
PDM
Quand le nonce apostolique fait de la tenue des élections la conditionnalité de la visite du Pape en RDC
http://congo-yasu-rdc.skyrock.com/3300643488-Quand-le-nonce-apostolique-fait-de-la-tenue-des-elections-la.html