Mois de Mars - Mois National de la Femme Congolaise: Où sont les nouvelles KIMPA VITAs dont la Nation a besoin?
Celles qui s'opposent à toutes les formes d'esclavage imposées aujourd'hui au peuple Congolais en général et à la femme congolaise en particulier?
Par Dr. LOKONGO
Nous devons la vie à nos mamans qui sont toujours prêtes à consentir à tous les sacrifices pour nous de la conception jusqu'à la tombe, pour la famille et pour la nation. Je suis pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la Femme Congolaise dans toute une série de domaines : la vie politique et publique, l’éducation, l’emploi, la santé, le mariage et la famille. Des mesures d’action positive doivent être prises par l'Etat Congolais en vue d'accélérer l’instauration d’une égalité de fait entre les hommes et les femmes en RDC, notamment:
- L'élimination de toutes formes de violence, particulièrement sexuelle contre la femme dans les zones de conflits armés où le viol est utilisé comme arme de guerre (sans oublier les abus sexuels contre les étudiantes dans des milieux de travail et universitaires), surtout contre la femme rurale,
- L'élimination de l’extrême misère et de l'analphabétisme dont souffre la femme rurale, la protection des veuves en cas d'héritage et l'élimination de certaines rites rétrogrades et traditions antisociales car contre les droits de la femme telle que la circoncision féminine ! .
-Un meilleur accès aux terres, à des services de santé capables d’effectuer des contrôles de base et d’amener la femme à temps dans un centre équipé en cas de besoin d’intervention,
- Accélérer la percée des femmes dans les médias et tous les sphères de la vie politique, économique, sociale, sportive et technologique.
Cependant, peu sont les femmes congolaises qui résisteraient à la corruption et à la trahison de la nation comme Kimpa Vita, pour ne pas permettre à ce que le mensonge, la fainéantise (bâcler chaque jour son travail, être toujours en retard), l’hypocrisie, la corruption (Pakajuma, musique, danse, ambiance, cibler les hommes qui ont une certaine renommée pour leur soutirer de l'argent ou kochina, y compris les politiciens et les pasteurs), les détournements des deniers publics et les prédations financières rongent son pays jusqu’à l’os.
Souvent la femme congolaise (y compris celle de la diaspora) aime la vie facile ainsi que les honneurs au prix de sa dignité et ne se respecte pas!
A un journaliste qui a demandé à Mzee Kabila de présenter sa Première Dame au peuple, il a répondu: "Et votre Dame sera quelle dame si je vous présente la première dame?" - Egalité des femmes entre elles! Parlons-en!
1.Où est la Femme Congolaise fière de son identité culturelle noire, africaine et congolaise, fière y compris de la coiffure africaine à l'instar de Kimpa Vita?
Certaines femmes congolaises copient tout, plantent les mèches Cabelo très prisées par la gent féminine congolaise. C’est ainsi que les mamans et jeunes filles s’empressent de s’en procurer pour être à la mode au profit de l'industrie indienne et brésilienne. Il y en a qui se négocient à 300 dollars américain voire plus... En effet, si vous voulez tuer toutes les femmes congolaises en une journée, mettez tout simplement le poison dans les mèches et en une journée, nous perdrons nos mamans, nos filles, nos épouses, nos sœurs...
En plus, pour plaire aux hommes, rien n’est assez dangereux pour les Congolaises. Afin de répondre aux critères de beauté en vogue et puisque les mâles préfèreraient les peaux claires, 90% des femmes des milieux urbains utilisent des produits cosmétiques à base de corticoïdes et d’hydroquinone, au mépris du danger pour leur santé.
Le Dr Lola Kisanga, professeur à l’université de Kisangani, a démontré la nocivité de tous ces produits qui dépigmentent la peau des femmes noires au mépris des conséquences sur leur santé. « Les femmes qui utilisent ces produits développent des lésions locales sur la face, les bras ou les jambes et d’une manière générale sur les parties découvertes. La cortisone qui est contenue dans les produits fait partir la couche cornée de l’épiderme, entame le derme et parfois même l’hypoderme qui est la troisième couche de notre peau. Vous n’imaginez pas la gravité des dégâts sur la santé : le cancer et même la mort. Les radios et les télévisions, par des spots publicitaires ou des allusions indirectes aux produits dépigmentant font la part trop belle aux services de marketing des entreprises. »
2. La corruption sous toutes ses formes constituent une anti-valeur qui est aussi nourrie par la femme qui occupe de hautes fonctions en RDC!!! Cette dernière a aussi des fils et filles, une famille biologique élargie, de grands freres, de petits freres, des grandes soeurs, des petites soeurs, des amies d'enfance, des collègues d'université, de belles familles, et parfois des "Makango"... à satisfaire, shopping à Paris, Londres, New York, Beijing, Tokyo... au dépend du trésor public malheureusement ! Se maîtrisera-t-elle devant la charme des grands de ce monde? Parlons-en!
Certaines de nos mamans sont responsables de la la transformation de nos rues et nos espaces publics en dépotoirs à ciel ouvert!
Comme l' écrit Véronique le Jeune dans FranceTVInfo, 17/08/2015, la vieille thèse selon laquelle les femmes politiques sont moins corrompues que les hommes en prend déjà pour son grade. Cette idée est pourtant bien enracinée : il y a quelques années, un sondage réalisé dans 39 pays a démontré qu’elle était universellement partagée par une large majorité de l’opinion. Sous toutes les latitudes, les femmes sont supposées moins avides, plus sentimentales, moins ambitieuses et pour tout dire plus honnêtes que leurs collègues à cravate.
La réalité est hélas loin d’être aussi angélique! Certes, les affaires de pots-de-vin impliquant des femmes politiques sont infiniment plus rares que celles qui mettent en cause des hommes. Mais, comme le font remarquer avec malice Justin Esarey et Gina Chirillo, deux chercheurs de l’université Rice du Texas, c’est tout simplement… parce qu’elles sont moins nombreuses à accéder au pouvoir. En proportion, les présidentes en tailleur en croquent tout autant que leurs homologues en costard. Et peut-être même un peu plus, comme le montre notre recensement – non exhaustif – des chef(fe)s d’Etat et de gouvernement fortement soupçonnées d’indélicatesse.
- La présidente du Brésil Dilma Rousseff, réélue à la tête du plus grand pays d'Amérique du Sud, accusée par une large partie de la population d'avoir fermé les yeux sur les pratiques de corruption du groupe Petrobras, et le monde entier s'offusque. Quoi ? Le sexe dit faible serait-il capable d'une telle vilenie ? La réponse est oui. Au pouvoir, la femme est un homme politique comme les autres.
- Ioulia Timochenko (Ukraine). Les détracteurs de l’ex-Premier ministre aux tresses blondes ont toujours eu des doutes sur l'honnêteté de sa fortune. Elle est soupçonnée d'avoir dans les années 90 détourné plus d'un milliard de dollars avec la complicité du chef du gouvernement ukrainien de l'époque, Pavlo Lazarenko. Poursuivant sa route, l'ancienne «égérie de la révolution orange» a été ensuite fortement suspectée d’avoir perçu des pots de vin, en particulier dans des contrats gaziers signés en 2009 avec la Russie et jugés préjudiciables pour l'Ukraine. Condamnée en 2011 à sept ans de prison, elle a été libérée à la faveur du coup d'Etat de février 2014. Mais sa popularité s'est évanouie.
- Cristina Kirchner (Argentine). Entre 2003 (date de l’élection de son défunt mari Nestor, qui l’a précédée à la tête de l’Etat) et 2011, le patrimoine des époux Kirchner s’est arrondi de 11 millions d’euros, soit une augmentation de 700%. Et il a encore grossi depuis. Entre autres turpitudes, la présidente est soupçonnée d’avoir touché de l’argent à de multiples reprises lors de la signature de contrats, et d’avoir organisé avec son mari un trafic de terrains à bâtir en Patagonie au profit de sa famille. Selon une information de WikiLeaks, l’Argentine aurait refusé de donner suite à une demande de renseignement de la Suisse sur certaines opérations financières des Kirchner.
- Catherine Samba-Panza (Centrafrique). Il n’aura pas fallu longtemps à la nouvelle présidente (de transition), élue en janvier 2014, pour se tailler une sulfureuse réputation. Selon le site d’information tchadien Alwihdainfo, elle aurait distrait plus d’un milliard de francs CFA (1,5 millions d’euros) d’un fonds de soutien au pays accordé par l’Angola, et fait virer l’argent sur un compte privé. L’intéressée conteste.
- Jayalalithaa Jayaram (Tamil Nadu). La ministre en chef et dirigeante de cet Etat du sud de la Fédération indienne a été condamnée en septembre 2014 à quatre ans de prison pour corruption et enrichissement illégal. Alors qu’elle ne se versait aucun salaire, elle a réussi à se constituer en cinq ans une fortune évaluée à 10 millions d’euros. Cette femme coquette avait accumulé, entre autres, 10.000 saris, 28 kilos d’or et 750 paires de chaussures. C’est certes moins que les paires par milliers d’Imelda Marcos, la femme du dictateur qui a pillé pendant des années les Philippines. Mais assez tout de même pour mettre la puce à l’oreille des juges…
- Lise Thibault (Québec). L’ex-lieutenante-gouverneure de la Belle Province, représentante en titre de la reine Elizabeth, a été accusée de fraude, de fabrication de faux documents et d’abus de confiance. Le 8 décembre 2014, lors de son procès, elle a créé la surprise en reconnaissant sa culpabilité pour tous les chefs d’accusation, et proposé de rembourser 320.000 dollars. Elle encourt néanmoins une peine de prison ferme.
- Jana Nagyova (République Tchèque). Elle n’était pas chef d’Etat, mais directrice de cabinet du Premier ministre Petr Necas (et accessoirement sa maîtresse). Cela ne l’a pas empêchée de profiter de la situation pour faire comme si. En 2013, elle a été arrêtée pour corruption politique et abus de pouvoir. Entraîné par le scandale, le Premier ministre, qui n'a pas été poursuivi, a été contraint de démissionner. Tout un symbole ...
La conclusion (provisoire) revient aux chercheurs de l'université Rice du Texas cités plus haut : «La femme n'est pas naturellement moins corrompue que l'homme. Tout dépend du contexte.» Autrement dit, quand l'occasion se présente et que le risque de se faire prendre est minime, elle peut céder à la tentation... tout comme l'ont toujours fait les dirigeants de sexe masculin.