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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 09:18
La nomination comme chef du programme DDR de "Tommy Tambwe Ushindi" doit ouvrir yeux et esprits !

 

Cas-Info.ca annonce que « Denis Mukwege fustige la nomination de Tommy Tambwe à la tête du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire »

Nouvellement nommé à la tête du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire (P-DDRCS), Emmanuel Tommy Tambwe Rudima fait l’objet des critiques de la part de plusieurs personnalités socio-politiques.

Les dernières critiques viennent du prix Nobel Denis Mukwenge.

Selon lui, la gratification des rebelles et les différents accords politiques initiée pour la fin de la violence ont planté les graines de l’instabilité et l’impunité.« les processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion sous-financés et bâclés ainsi que les politiques de mixage et de brassage, souvent accompagnées de promotion, ont intégré l’indiscipline au sein des institutions et ce jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.

En gratifiant ainsi des criminels au lieu de les traduire en justice, cette stratégie de tireurs de ficelles tapis à Kinshasa, Kigali, Kampala et Bujumbura encourage les groupes armés en brousses à attendre leur tour« , lit-on dans le communiqué du prix Nobel qui decrie la récente nommition du chef de l’État au sein Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire.

« La Nation congolaise regorge de femmes et d’hommes intègres sans antécédent de violations graves des droits humains, et s’il existe une réelle volonté politique d’éradiquer les groupes armés, de stabiliser l’Est du pays, d’assurer le relèvement des communautés affectées par les exactions des milices qui sévissent dans notre pays depuis 25 ans et d’instaurer une paix durable; le temps est venu d’exploiter pleinement les potentialités de ce capital humain épris de paix et de justice et de rompre avec les politiques visant à accorder des promotions à ceux qui devraient répondre de leurs actes devant la justice », a t-il ajouté.

 

« L’ACAJ est profondément déçue par la nomination de Tommy Tambwe comme Coordonateur national du programme DDRCS » (Georges Kapiamba) indique encore Cas-Info.ca

L’association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) a donné de la voix ce mercredi 11 août au sujet de la récente nommition de Félix Tshisekedi des nouveaux dirigeants à la tête du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire(P-DDRCS).

L’association dirigée par Georges Kapiamba se dit « profondément déçue par la nomination de Tommy Tambwe, en qualité de Coordonateur national du programme DDRCS« .

Cette ONG de défense des droits de l’homme motive sa position par le fait que l’heureux nommé a un « passé dans des groupes armés accusés dans plusieurs rapports d’être responsables des crimes graves! ».

Bien avant l’ACAJ, le prix Nobel de la paix, docteur Denis Mukwenge a fustigé cette nomination.

« les processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion sous-financés et bâclés ainsi que les politiques de mixage et de brassage, souvent accompagnées de promotion, ont intégré l’indiscipline au sein des institutions et ce jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.

En gratifiant ainsi des criminels au lieu de les traduire en justice, cette stratégie de tireurs de ficelles tapis à Kinshasa, Kigali, Kampala et Bujumbura encourage les groupes armés en brousses à attendre leur tour« , a dénoncé Mukwenge.

 

Forum des As demande à la Une :« Comment un ancien combattant du RCD/Goma, du CNDP et du M-23 que l’ONU a présenté dans ses rapports comme un criminel de guerre peut-il se retrouver à la tête d’une telle structure », s’interrogent nombre d’observateurs.

Il y a deux jours Félix Tshisekedi, Président de la République a signé une Ordonnance nommant Tomy Ushindi comme Coordonnateur au «Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation» (DDRC-S). Ce qui a tout de suite provoqué des réactions au vitriol de toutes parts. D’autant plus que le concerné, ancien de toutes les rebellions pro-rwandaises qui ont ravagé le pays en tentant de le balkaniser depuis 1998 et où il est cité dans tous les rapports de l’ONU pour ses exactions sur les populations civiles qui sont comprises comme des crimes de guerre. Dans ce cadre, Ushindi a en outre milité pour l’émergence d’un «Etat indépendant du Kivu», toujours sous la dictée du Pouvoir de Paul Kagame.

 

On comprend pourquoi le Dr Denis Mukwege, le Nobel de la Paix est sorti du bois en piquant une sainte colère hier en ne mâchant pas les mots pour fustiger la nomination d’un tel personnage par le chef de l’Etat au programme de désarmement, alors qu’il a promis d’installer une justice transitionnelle. On ne voit pas comment le Président de la République va nommer dans les Institutions publiques des personnes qui sont auteurs de graves violations de droits de l’homme comme sieur Tomy Ushindi alors que la RDC regorge de cadres compétents qui n’ont pas du sang sur les mains, c’est-à-dire qui ont pattes blanches pour occuper cette fonction d’encadreur du processus de désarmement et démobilisation des combattants.

Quelle leçon morale va-t-il donner aux combattants des groupes armés repentis dont il aura la charge ? c’est là où le Prix Nobel de la Paix propose au chef de l’Etat de mettre en place un mécanisme institutionnel chargé d’identifier tous ceux qui avaient par le passé posé de actes de violations de droits de l’homme et du droit humanitaire et les exclure à l’avenir à des fonctions publiques, leur place étant de répondre de leurs actes devant les Cours et Tribunaux et nulle part ailleurs.

Nombreux sont du reste les Congolais qui s’interrogent pour savoir comment un ancien combattant du RCD/Goma, du CNDP et du M-23 que l’ONU présenté dans ses rapports comme un criminel de guerre peut se retrouver à la tête d’une telle structure. Dans quel monde sommes-nous ?

Lui-même Tomy Ushindi se défend en arguant qu’est-ce que sa qualité d’ancien du RCD/Goma fait qu’il soit exclu de l’exercice public dès lors qu’il a la compétence requise pour ce poste. Il ne comprend pas que ce n’est pas de la compétence dont il est question ici, mais plutôt du passé de la personne.

Ce n’est pas seulement un ancien rebelle pro-rwandais, mais l’ONU le cite dans ses rapports pour de crimes commis sur les populations civiles. Ce qui changerait tout à sa charge. Pour Mukwege, une pareille nomination est susceptible de promouvoir dans la vie publique des violateurs des droits de l’homme et du droit humanitaire, ce qui empêcherait l’instauration de la paix au pays.

Il s’agit-là, argumente-t-il, d’un mauvais message qu’on envoie aux autres combattants qui sont encore dans les groupes armés qu’ils bénéficieront de l’impunité que ce soit pour les crimes qu’ils ont commis contre les populations. C’est dans cette spirale que va conduire la désignation de Tomy Ushindi au programme de désarmement et de démobilisation des combattants. Félix Tshisekedi est appelé à revenir sur cette nomination ».

 

Quelle leçon morale va-t-il donner aux combattants des groupes armés repentis dont il aura la charge ? c’est là où le Prix Nobel de la Paix propose au Chef de l’Etat de mettre en place un mécanisme institutionnel chargé d’identifier tous ceux qui avaient par le passé posé de actes de violations de droits de l’homme et du droit humanitaire et les exclure à l’avenir à des fonctions publiques, leur place étant de répondre de leurs actes devant les Cours et Tribunaux et nulle part ailleurs.

 

« Une nomination mal vue ! », s’exclame La Tempête des tropiques.

Pour avancer sur le chemin d'une paix durable, Denis Mukwege rappelle que les dirigeants devraient retenir les erreurs du passé et rompre avec les politiques qui ont prolongé et aggravé la souffrance du peuple congolais et l'instabilité ayant occasionné des conséquences désastreuses sur la protection des civils.

 

Autre sujet, que la presse aborde, Kabund et les élus de Kinshasa haussent le ton « Gentiny Ngobila : « la tête mise à prix », estime La Prospérité.

La ville de Kinshasa n’est pas gouvernée ou encore il y a absence de l’autorité de l’état dans cette ville». Jean-Marc Kabund, premier vice-président de la Chambre basse du parlement, parlant au nom des Députés nationaux élus de Kinshasa, n’a pas mâché ses mots, écrit ce quotidien.

Malgré son statut de province, Kinshasa présente l’image d’une ville non gérée au regard de l’anarchie qui s’est installée dans tous les domaines. Excédé par ce désordre érigé en mode de gestion, les élus de Kinshasa, toutes tendances confondues, à l’initiative du vice-président de l’Assemblée nationale, ont décidé de hausser le ton face à l’indifférence de l’exécutif provincial, poursuit le tabloïd.

 

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