A partir des idées de mes héros, Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila, je suis l'actualité politique de mon pays, la République Démocratique du Congo en partuclier et de l'Afrique en général et je donne mes commentaires. Antoine Roger Lokongo
LA RDC SOUS FELIX TSHISEKEDI : PLUS DE CAUCHEMAR DE L’AFRIQUE QUE DE L’ALLEMAGNE DE L’AFRIQE
Par Professeur Docteur Antoine Roger LOKONGO
L'auteur est professeur des Relations Internationales à l'Université Président Joseph Kasa-Vubu à Boma, en République démocratique du Congo. Il est aussi Il est aussi Attaché Supérieur de Recherche au Centre de Recherche pour les Echanges entre les Peuples, Université de Pékin; ET Chercheur Invité à l’Institut pour la Coopération Mondiale et la Compréhension Mutuelle entre les Peuples, toujours à l’Université de Pékin.
1. INTRODUCTION :
Nous sommes des observateurs avertis de la scène politique congolaise, ce qui nous permet de faire des analyses objectives sur l’actualité afin d’aider le peuple à ne pas se laisser manipulé par tous les échelons décisionnaires de notre société.
2. DES DIRIGEANTS QUI POURSUIVENT LE BONHEUR POUR EUX-MEMES AU LIEU DE CREER LE BONHEUR POUR LE PEUPLE :
Pendant que sa gestion des finances publiques pose toujours problème, le régime du Président Felix TshIsekedI se contente de se prévaloir des réalisations douteuses comme la gratuite de l’enseignement et de la maternité et des soins des nouveau-nés dans la ville de Kinshasa, dans le cadre de la couverture santé universelle, la couverture subvention de paiement des soins médicaux des professeurs au pays tout comme à l'étranger; l’inauguration de l'usine Congo Câbles & Transformers appartenant au Groupe Mining Engeering Services (MES) pour la production des câbles électriques dans la ville de Lubumbashi ; l’inauguration de l’usine des carreaux et faïences construite à Maluku par la société chinoise Saphir Ceramics.
Dans un pays continent comme la RDC, est-ce tout ce que le régime du Président Felix Tshisekedi à la tête du pays depuis presque six ans maintenant a réalisé ? Nous nous demandons !
Mais à quoi valent ou à quoi servent ces gouttes d’eau dans un océan de misère qu’est devenue la République Démocratique du Congo ?
A quoi vaut cette maigre moisson par rapport à la myriade de promesses non tenues par le régime du Président Felix Tshisekedi (voir l'ouvrage d'Aristote Ngarime du PPRD sur « les 250 promesses non réalisées de Félix Tshisekedi, Président de la RDC », le projet Grand Inga, le Port en Eau Profonde de Banana inclus)?
A quoi valent ces projets à caractère privé par rapport aux milliards de dollars détournés depuis l’arrivée de Felix Tshisekedi au pouvoir à commencer par le dossier sur le programme des 100 jours ?
Depuis lors, personne ne peut nous citer un seul projet lancé par ce régime dont l’argent n’a pas été détourné ! La gratuité de l’enseignement de base, projet phare dont se vante le régime du Président Felix Tshisekedi, n’est pas épargnée ! La corruption constitue un coup dur pour la dite gratuité à la suite des révélations sur l’existence des écoles fictives en RDC et qui ne cessent de défrayer la chronique. Presque tous les ans, des centaines d’écoles fictives sont créés à Kinshasa et dans les provinces de la RDC. La fraude est devenue massive dans le secteur éducationnel de la RDC depuis la mise en place de la gratuité de l’enseignement. Des fonds sont décaissés régulièrement du trésor public pour le fonctionnement de plus de deux milles écoles et pour les salaires des enseignants imaginaires (Radio Okapi, 30 mars 2021).
Après le lancement de la gratuité, la non-qualité de l’enseignement de base en RDC est plus que garantie et se traduit par des classes surpeuplées, des infrastructures scolaires insuffisantes, plus de 60 000 enseignants qui travaillent sans être payés par l’Etat Congolais, selon ce qu’a déclaré la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) en janvier 2021.
Même Willy Bakonga, ancien ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), a été arrêté à Brazzaville en avril 2021 alors qu’il voulait fuir pour l’Europe, lui qui était recherché par le parquet dans le cadre d’une affaire de détournement des fonds alloué pour la matérialisation de la gratuité de l’enseignement lancée par le président Félix Tshisekedi à son arrivée au pouvoir. En effet, en novembre 2021, l’Inspection Générale des Finances (IGF) a rendu public un rapport qui a révélé l'existence de listes gonflées d'enseignants fictifs dans des écoles inexistantes, de fausses factures, ainsi qu'un détournement présumé de 62 milliards de francs congolais (31 millions de dollars). Voilà ce qui a poussé la Banque Mondiale à suspendre un financement de 100 millions de dollars en faveur de la gratuité de l'enseignement en RDC après ces révélations de fraude.
Une autre affaire qui a défrayé la chronique c'était le détournement de plus de 7millards de francs congolais (2 millions de dollars américains) destinés au fonctionnement des écoles et à la prime de la gratuité. Dans cette affaire, l'IGF a pointé du doigt Tony Mwaba alors ministre de l’ESPT. Depuis lors la gratuité de l'enseignement en RDC bat de l’aile, à l’instar de la gratuite de la maternité; car les frais de fonctionnement ainsi que les infrastructures n’ont pas suivis.
Le soi-disant Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL145T), n’en parlons même pas car tout l’arrière-pays demeure totalement enclavé ! Rappelons que c’est la première ministre Judith Tuluka qui a piloté ce projet et elle continue à clamer haut et fort que ledit projet a réussi à plus de 95% sur toute l’étendue du pays alors que dans beaucoup de territoires, ce projet demeure un miracle (comme à Yahuma, mon territoire d’origine). Un reportage du journaliste Israël Mutombo (dit Papa Sango) en directe du territoire de Selenge dans la Province du Mai-Ndombe a démontré la construction d’une école construite par la population elle-même avec des matériaux non-durables trouvés sur place mais attribuée au Programme de Développement Local des 145 Territoires. Et Papa Sango de se demander : « Qui a maudit la RDC ? ».
Personne ne peut nous citer le nom d’un seul ministre ou d’une seule ministre qui a envoyé ses enfants étudier dans ces écoles de la gratuité. Personne ne peut nous citer le nom d’un seul ministre dont l’épouse est allée accoucher dans un hôpital congolais dans le cadre de la gratuite de la maternité !
Voyez comment les citoyens congolais lambda et leurs enfants sont tenus pour acquis et sous-estimés par leurs propres dirigeants qui se sont appropriés l’argent du pays et vivent comme de riches occidentaux, s’achètent des villas en occident, leurs enfants y étudient! Ce sont des gens qui sont venus poursuivre le bonheur (devenir milliardaires avec l’argent du pays sur base de leur exercice du pouvoir) et non pour créer le bonheur (transformer nos ressources sur place et créer des emplois et des marchés au profit du peuple).
En dépit de la loi sur la nationalité congolaise qui stipule que la nationalité congolaise est une et exclusive et ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité, ces dirigeants, leurs épouses et leurs enfants sont en même temps détenteurs d’une double nationalité. Personne ne peut également nous assurer que tous les Congolais de la diaspora qui ont voté pendant les dernières élections n’ont pas déjà changé leurs nationalités. Nous sommes convaincus que c’est là où la fraude a commencé dans un processus électoral absolument chaotique, y compris logistiquement, avec des machines à voter à la maison et qui, en principe, ne confère aucune légitimité au deuxième mandat du Président Felix Tshisekedi. En effet, c’est parfaitement logique d’affirmer que parce que les élections présidentielles, législatives nationales et communales ont été combinées, si un segment de ces élections est entaché d’irrégularité, automatiquement les autres segments ne peuvent pas être considérés comme étant crédibles !
Le régime au pouvoir nous a dit que le gouvernement venait de réfectionner ou de réhabiliter l’Hôpital General de Kinshasa (ex-Maman Yemo) aux standards internationaux. Mais les Congolais se sont posés la question de savoir : pourquoi le Président Felix qui a dernièrement eu des problèmes de santé n’est pas allée se soigner là-bas alors ?
Rien que pendant les six premiers mois de cette année en cours, soit de de janvier à juin, près d'un milliard de dollars américains a été détourné en République Démocratique du Congo. En six mois ! C’est ce qu’a rapporté le bulletin « Kanyaka Rushwa » dont le premier numéro a été lancé, à la fin du mois de juillet 2024 à Kinshasa, par le Réseau panafricain de lutte contre la corruption (UNIS) dans le cadre de la plateforme Congo n'est pas à vendre (CNPAV). Parmi les dossiers de corruption et de détournement cités dans ce bulletin, ce consortium d’organisations de la société civile évoque notamment l'affaire relative à la construction des stations d'adduction d'eau qui implique l'ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi - Voir Prince Mayiro, RDC : Près d’un milliard USD détourné en 6 mois, rapporte le bulletin « Kanyaka Rushwa » du CNPAV, 7sur7.cd, 31 juillet 2024).
Toujours selon Africa Intelligence dans son édition du 10 juillet 2024, pour son projet d'extension de Kinshasa, l'État Congolais veut séduire le secteur privé américain. Le Comité stratégique de supervision du projet d'extension de la ville de Kinshasa cherche à organiser prochainement à Washington une table ronde réunissant des investisseurs et des entreprises spécialisées dans le BTP. Et pourtant c’est un projet qui a déjà été confié aux Chinois.
En effet, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, a posé le 22 juin 2024 la première pierre de la construction des rocades de Kinshasa, un des projets d'infrastructures prioritaires dans le cadre du programme de coopération « ressources contre projets » entre la RDC et la Chine, selon un reportage de l’Agence de Presse Chinoise, Xinhua.
Je suis professeur d’université depuis 2021. Presque tous les diplômés que nous avons produit depuis lors peinent à trouver du travail.
En dépit de l’augmentation des prix des matières premières au marché mondiale, notamment ceux du coltan, du cuivre et du cobalt, le gouvernement ne génère pas le grand nombre d'emplois nécessaire pour réduire le chômage, surtout des jeunes. C’est plutôt la famille présidentielle qui a de gros intérêts dans le secteur minier de la RDC,
« Dans l'ex-Katanga, le far-west minier du clan Tshisekedi », titrait Africa Intelligence, le 5 février 2024. C’est une revue hebdomadaire basée à Paris.
3. L’UDPS LA PLUS GRANDE BENEFICIAIRE DE LA REVOLUTION DE MZEE LAURENT DESIRE KABILA :
Le peuple Congolais vit un terrible interminable cauchemar surtout dans sa partie Est ravagée depuis presque trente ans par de multiples agressions rwando-ougandaises soutenus par les puissances anglo-saxonnes dont le maintien de la puissance face à l’émergence de la Chine dépend des matières premières RD congolaises.
L’affirmation d’un État fort et légitime, garantissant la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale, la sécurité, la démocratie et la prospérité de sa population est au centre de la vision de Patrice Lumumba, de Mzee Laurent Désiré Kabila et de Joseph Kabila. Cette affirmation a été toujours bloquée par l’ingérence des puissances occidentales depuis l’assassinat de Patrice Lumumba, premier dirigeant Congolais démocratiquement élu - et donc notre jeune démocratie a été assassinée - jusqu’aux guerres par procuration utilisant les régimes Tutsi du Rwanda et de l’Ouganda et l’assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila .
Contre vents et marrées, Joseph Kabila a pu naviguer et est parvenu à réaliser la réunification nationale, à restaurer l’intégrité territoriale du pays et à pacifier l’est du pays en neutralisant le M23, le plus coriace des groupes armées car soutenu par le Rwanda et l’Ouganda. C’est pour dire que Joseph Kabila a léguée à Felix Tshisekedi un pays intact.
En cédant son fauteuil de président de la RD Congo, Joseph Kabila a aussi laissé à Tshisekedi des indicateurs macroéconomiques au vert, selon l’ancien gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo. Il a affirmé qu’en 2018, le pays a enregistré une croissance économique de 4,2%, une bonne performance comparé au taux de croissance négatif de -2,1% lors de son accession à la magistrature suprême en 2001. Félix Tshisekedi a donc hérité d'une économie avec un taux d'inflation de 7,1% contre 135% en 2001. Selon la BCC, les 18 ans de la présidence de Joseph Kabila ont été notamment marqués par une stabilité relative sur le marché des biens et des services et une amélioration du taux de change. Toujours selon l'ancien gouverneur de la BCC, l'économie de la RDC a réalisé ses meilleures performances en 2014 avec une croissance de 9,5% avant de plonger à 6,9% en 2015, puis de chuter à nouveau à 2,4% en 2016 pour s'établir à 3,7% en 2017, avant de remonter à 4,2% à fin septembre 2018 - sans l'aide du FMI. Cette croissance était soutenue essentiellement à 50% par l’industrie extractive du pays, qui le rendait également vulnérable et exposé aux chocs externes - voir Maimouna Dia, RDC : Kabila laisse à Tshisekedi des indicateurs macroéconomiques dans le vert, La Tribune Afrique, 26 Janvier 2019.
Le nouveau code minier dans lequel l’Etat Congolais peut tirer 10% des parts dans chaque contrat minier signé avec les partenaires étrangers a constitué la dernière lutte de Joseph Kabila dont le régime de Felix Tshisekedi en est aujourd’hui le plus grand bénéficiaire.
Rappelons d’ailleurs que tous ces projets dont se prévaut le gouvernement ont tous été initiés par Joseph Kabila. Felix Tshisekedi est venu tout simplement faire le finissage. Aujourd’hui toutes les infrastructures que nous utilisons à travers le pays ont été construites par Joseph Kabila dans le cadre du Programme des Cinq Chantiers. Elles commencent à se délabrer et se détériorer, y compris les routes de Kinshasa. On ne voit pas Felix Tshisekedi construire de nouvelles infrastructures, sauf la route Elengesa long de six kilomètres pendant presque six ans de pouvoir !
Or, maintenant, c’est pratiquement dans chaque conseil des ministres que le Président Felix Tshisekedi ne cesse d'appeler ses différents gouvernements qui se sont succédés depuis son arrivée au pouvoir à stabiliser le franc congolais mais en vain ! Le franc congolais poursuit sa dégringolade face au dollar américain. Alors que début 2020, un dollar s'échangeait contre près de 1700 francs congolais. Aujourd'hui, sur le marché parallèle, il faut débourser entre 2.820 et 2.840 FC pour obtenir un dollar américain (Radio Okapi).
Par ailleurs, selon l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), le budget de 16 milliards USD, annoncé en grande pompe par « le gouvernement des warriors» n’était pas crédible ! Il n’a fait aucune différence dans le panier de la ménagère ou le pouvoir d’achat du peuple. En effet, l’ODEP a alerté le gouvernement sur le risque de ne pas pouvoir couvrir les charges spéciales liées à la guerre et aux élections si le budget n’est pas stabilisé, la corruption et l’impunité endiguées. Dans chaque gouvernement on nomme des ministres qui ont été arrêtés et incarcérés pour détournement et pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ! Dans une interview accordée à Jeanric Umande, journaliste à l’Ouragan, le numéro un de l’ODEP, le Professeur Florimond Muteba a affirmé que ce budget de $16 milliards a été promulgué au courant du mois de décembre 2023. Mais déjà dès le premier mois, seulement 500 millions de dollars ont été mobilisés mais 730 millions ont été dépensés. Cela veut dire, plus de dépenses que de recettes mobilisées. Et du coup, il a fallu l’intervention des Fonds des bailleurs, notamment le FMI pour combler la différence. Sous Felix Tshisekedi, la dette nationale a atteint plus de $10 milliards en moins de six ans (Mobutu nous a légués une dette de $14 milliards après 38 ans de pouvoir).
« Par exemple, au mois de février 2023, nous avons mobilisé $494 millions ; au troisième mois, le mois de mars 2023, nous avons mobilisé environ $600 millions de dollars. Mais si nous voulons atteindre 16 milliards, si on prend la moyenne par mois, c’est un milliard trois cents millions de dollars. Regardez le gap, il est chaque mois de huit cents millions de dollars. Donc on est déjà à un gap pour le premier trimestre de deux milliards quatre cents millions de dollars. On va le combler comment ? Il est important de le rendre réaliste, parce qu’on arrive pas à mobiliser les recettes comme prévu.» a-t-il alors déclaré.
Il a précisé qu’il n’y a pas seulement le problème de la mobilisation des recettes, il y a aussi l’irrationalité des dépenses comme d’habitude. Il y a eu un dépassement de deux cent trente millions de dollars du mois de janvier 2023. On ne rationnalise pas les dépenses et le train de vie insolent des institutions n'est jamais réduit (multiples périples présidentiels au nom de la soi-disant « diplomatie agissante » mais qui ne rapportent rien au pays ainsi que les jouissances. La présidence de la République est devenue la championne des dépassements budgétaires). En 2022, il y avait même des universités, comme l’UNIKIN et l’UPN (réfectionnées bien entendu), qui avaient fait des dépassements pharaoniques. À l’UPN, c’était neuf mille six cents pourcents de dépassement budgétaire. Presque quatre mille à l’UNIKIN, etc. Voilà le type des dépenses qu’on fait et qui sont en dépassement.
Felix Tshisekedi a également bénéficié des efforts de la lutte de Mzee Laurent Désiré Kabila et de Joseph Kabila et est devenu président de la République ; car c’est grâce à la révolution de Mzee Kabila que Felix Tshisekedi a accédé au pouvoir. Il est évident que Feu Thsisekedi le Père (paix à son âme!) n’était pas vraiment un opposant à Mobutu. L’UDPS ne mérite pas vraiment le titre de « fille ainée de l’opposition zairoise». Entre les deux, c’était tout simplement une rivalité entre deux anciens élèves de la CIA, car après trois décennies du pouvoir de Mobutu, Etienne Tshisekedi voulait aussi convaincre les maitres à penser Américains que son heure avait sonné pour aussi gouter l’imperium. Pour atteindre cet objectif, l’UDPS sous Mobutu se comportait comme un groupe de pression et d’agitation. Et aujourd’hui, l’UDPS au pouvoir prouve qu’on ne se détache pas facilement de ces habitudes : entretien d’une milice privée, manifestations contre ses propres dirigeants, casses au Palais du Peuple, attaque contre la résidence de l’ancien Président Joseph Kabila, en présence de son épouse, que les congolais appellent affectueusement Mama wa Roho (« Femme de Cœur ») pour ses œuvres caritatives – ils ont voulu l’éliminer physiquement - le saccage du siège de la fondation Mzee Laurent Désiré Kabila, l’interpellation et l’interrogatoire de l’Honorable Jaynet Kabila, qui n’est autre que la sœur jumelle de Joseph Kabila, ect. Veut-on l’élimination physique de Joseph Kabila. De son épouse et de sa sœur Jaynet Kabila ? Les évêques de la CENCO qui ont dernièrement rencontré le Président Felix Tshisekedi en savent quelque chose !
A la dernière minute, il s’est rallié à Mobutu contre Laurent Désiré Kabila alors dirigeant de l’AFDL. Lui et Mobutu ayant perdu le pouvoir, Etienne Tshisekedi s’est distingué par des discours vindicatifs et revanchards, tel que « c’est Kabila qui nous a amenés les Rwandais ». C’était un discours populiste parce que l’ancien membre du bureau politique et du comité central du MPR et ministre de la justice a participé à la « tutsification » du Zaire à travers Bisengimana, le très influent directeur de cabinet de Mobutu qui a poussé à la promulgation d’une loi accordant la nationalité collective aux Tutsi Rwandais qui se trouvaient au Zaire ou qu’il a fait venir du Rwanda.
Dans une interview accordé à Jeune Afrique Economie en 1999, Mzee Kabila a confirmé de sa propre bouche qu’il avait besoin du territoire rwandais et ougandais pour faire passer les armes et renverser le régime de Mobutu et d’Etienne Tshisekedi ; à condition qu’il accepte d’être accompagné de 300 officiers Rwandais qui auraient pour mission de neutraliser les Interahamwe qui ont commis le génocide au Rwanda. A 300, ils ne pouvaient pas libérer un pays contiennent comme le Congo. Ils ont fait beaucoup de chantage ! « Nous avons pris le pouvoir avec l'appui du peuple Congolais », a déclaré Mzee Kabila dans cette interview. Très vite, au lieu de neutraliser les Interahamwe, ils ont commencé plutôt par tuer les femmes, les personnes âgées et les enfants Hutu au Congo, les poursuivant jusqu’à l’Equateur au fin fond du Congo. C’était le commencement d’un autre génocide sur le sol congolais, cette fois-ci, le génocide des Hutu. Mzee Kabila a dit NIET ! Ils voulaient aussi des concessions minières de gré à gré au lieu de passer par les canaux légaux. Quand Mzee Kabila a dit NIET, ils ont voulu l’assassiner. Mzee a ordonné leur désarmement et leur retour au Rwanda et en Ouganda. Ils sont revenus comme des agresseurs, soutenus par les puissances et multinationales anglo-saxonnes, surtout les Etats-Unis et la Grande Bretagne. La suite nous la connaissons.
Le 2 aout 2024, la première ministre Judith Tuluka a présidé au nom du Chef de l’Etat la cérémonie officielle de la commémoration du « genocost » (génocide congolais pour des gains économiques) à Kisangani en présence des membres du gouvernement, des représentants internationaux et des survivants des atrocités. Le Cardinal Fridolin Ambongo avait raison de rappeler que les Congolais parlent tout simplement du génocide. Oui, il s’agit ici de l’extermination de la population congolaise pour annexer ses terres au Rwanda et à l’Ouganda surpeuplés qui ont besoin de ces terres, avec le soutien et la bénédiction des puissances anglo-saxonnes, surtout les Etats-Unis et la Grande Bretagne.
Avec de telles cérémonies grandioses qui n’ont aucun effet au front ni sur le retour des Congolais autochtones entassés dans des camps des déplacés devenus des mouroirs dans leurs terres ancestrales, le régime de Felix Tshisekedi peine à couvrir ou dissimuler sa complicité des Congolais eux-mêmes dans le processus de la balkanisation de l’est de la RDC. Tout se passe comme s’il a vendu l’est du Congo au Rwanda et à l’Ouganda. Tout d’abord, pendant la commémoration, les Congolais ne se faisaient aucune illusion car le miroir de l’histoire reflétait l’image d’Etienne Tshisekedi qui, pendant le génocide de Kisangani même, a passé en revue les troupes Tutsi rwandaises y déployées !
Ensuite, comment expliquer que Corneille Naanga s’allie à Museveni et à Kagame qui versent le sang des Congolais trois décennies durant ?! Il a lui aussi le sang de ses compatriotes sur ses mains ! D’ailleurs, comment Corneille Naanga va-t-il s’extriquer de la tutelle de Museveni et de Kagame, lui qui se prétend lutter pour le peuple Congolais contre la dictature et la mauvaise gouvernance de Felix Tshisekedi ?
Comment expliquer que Felix Tshisekedi qualifie l’EAC comme étant devenue notre pays et décourage les Congolais (les groupes armées aujourd’hui devenus Wazalendo en dépit du massacre des leurs à Goma) de se battre pour des morceaux de terre, leurs terres ancestrales convoitées par les Tutsi ?
Comment expliquer que Felix Tshisekedi qualifie les victimes Congolais de la barbarie Tutsi de simples « effets collatéraux » ? - Voir son message écrit au livre du mémorial du « génocide » à Kigali qui fera à jamais tache d’huile dans l’histoire. C’était une tentative de laver Kagame de ses crimes au Congo. Comment expliquer le fait que l’or du Congo soit raffiné au Rwanda ?
Comment expliquer le fait que Felix Tshisekedi est allé ressusciter les M23 alors qu’ils étaient déjà neutralisés sous Joseph Kabila, ce dernier lui ayant laissé le Congo intacte dans ses frontières héritées de la colonisation ? Comment expliquer le fait que les chefs du M23 étaient accueillis, logés, nourris aux frais du trésor public pendant 14 ans mois à Kinshasa et à l’issue de leur séjour, $ 1 million de dollars leur a été donné comme cadeau (selon la revue Africa Intelligence) à l’insu du Président de la République ? Si $1 million de dollars peut sortir du trésor public à l’insu du président de la République, alors le a atteint son paroxysme en RDC ! Immédiatement après leur retour de Kinshasa, les M23 ont pris Bunagana qui reste occupée jusqu’à ce jour, soit trois ans plus tard ! On peut dire à juste titre que Kinshasa a fourni les moyens aux dirigeants du M23 pour la prise de Bunagana.
C'était un investissement qui a mal tourné pour les Congolais autochtones de l'est du Congo entassés dans des camps des déplacés devenus des mouroirs et qui ne cessent de crier à la haute trahison. Le régime du président Felix Tshisekedi porte une très grande responsabilité dans ce qui nous arrive à l’est de notre pays.
L’absence de Felix Tshisekedi et de Jean-Pierre Bemba à la commémoration du «genocost » à Kisangani en dit long ! C’est comme si leur présence offusquerait leurs allies Museveni et Kagame. Le Président Felix Tshisekedi nous a habitués avec le mot « jamais ».
« Si jamais il y a une autre escarmouche du Rwanda sur le sol congolais, et bien… ». Depuis lors il y a eu plisseurs escarmouches (…) et il est revenu sur son « jamais ».
« Je ne vais jamais parler avec les M23 ». OK. Let us wait and see ! En effet, selon Christophe RIGAUD, journaliste à Afrikarabia, des rumeurs de pourparlers secrets entre Kinshasa et le M23 à Kampala ont enflammé récemment les réseaux sociaux. Le porte-parole, Patrick Muyaya, a démenti tout dialogue en cours avec la rébellion, mais un ordre de mission pour Kampala, attribué à l’abbé Jean-Bosco Bahala, a fuité sur la toile, créant la confusion et l’abbé a été révoqué sur-le-champ –voir Christophe RIGAUD, Procès Nangaa, quels objectifs pour Kinshasa? Afrikarabia, 25 Juil 2024.
Pendant ce temps, l’ennemi continue à gagner du terrain pendant que des millions de dollars sont versés par l'État à des sociétés militaires privées et des courtiers en armement selon une enquête conduite par le renseignement financier (Africa Intelligence, 18/04/2024).
4. CONCLUSION :
A la suite de ce qui précède, il est tout à fait logiquement et objectivement démontrable que le régime du Président Tshisekedi qui a atteint ses limites, ce qui ne fait qu’accentuer le cauchemar du peuple Congolais, continue de se contredire tout le temps, est aux abois à la suite d’une gouvernance qui n’apporte rien au pays et au peuple en termes de sécurité, stabilité, paix, prospérité, démocratie, progrès social, cohérence et efficacité. La RDC sous Felix Tshisekedi c'est plus de cauchemar d’Afrique de de l’Allemagne d’Afrique ! Le Président Felix Tshisekedi commence plutôt à chercher des faux-fuyants en accusant son prédécesseur Joseph Kabila de fomenter une « insurrection» - « L’AFC c’est lui » a-t-il martelé - sans apporter des preuves. Quand le gros mensonge qu’incarnaient les « Panama Papers » a été rendu public, l’UDPS s’est frottée les mains. Et pourtant le mensonge peut cacher temporairement la vérité, mais il oublie qu'aucun nuage ne peut cacher éternellement le soleil. Apres l’éphorie, aucun centime n’a été trouvé en Occident ou ailleurs dans le monde au nom de Joseph Kabila. Apres 18 ans de pouvoir, le Rais n’est cité dans aucune affaire jugée par le CPI. C’est sous Joseph Kabila que les M23 ont été neutralisés, signant même leur propre dissolution. Comment s’allierait-il avec les vaincus d’hier amnistiés par son successeur Felix Tshisekedi ?
L’UDPS, actuellement parti au pouvoir en RDC, doit savoir que «Certains signes précèdent certains événements », comme le disait Cicéron. « Cris de mouette, signe de tempête», dit un proverbe français. Le récent retrait du Président Américain Joe Biden de la course à la Maison-Blanche a été précédé par des cris de récrimination dans les réseaux sociaux, et puis la décision est tombée, annoncée par Biden lui-même sur les mêmes réseaux sociaux, nommément sur X (anciennement Twitter).
Un ami anglophone m’a récemment interpellé en ces termes: « Why do you Congolese are easily done and settle for so little? » Lisez: « Pourquoi vous les Congolais vous laissez-vous faire si facilement et vous contentez-vous de si peu ? ». A bon entendeur, salut !