A partir des idées de mes héros, Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila, je suis l'actualité politique de mon pays, la République Démocratique du Congo en partuclier et de l'Afrique en général et je donne mes commentaires. Antoine Roger Lokongo
Le "M23", à l'instar du RCD-Goma devient un serpent à plusieures têtes. Comment tuer un serpent à plusieures têtes? L'étrangler à partir de là où les têtes se séparent (Kigali).
Autrement di, ramener la guerre d' où elle est venue!
Amisi Soumialot écrit:
Subject: RDC: Sultani Makenga destitue Jean-Marie Runiga de la direction politique du
M23....
Date: Thu, 28 Feb 2013 21:46:50 +0000
C'est vraiment la repetition de l'hisroire propre a la Rwandaise sur le sol de la RDC....Car, ceci me fait rappeler les conflits au sein du RCD dont avaient scinder ce dit mouvement
politico-militaire, cree par Kagame et Museveni, en plusieurs factions... Lisez d'abord la breve histoire du RCD avant de lire les evenements qui dechirent le M23 a l'heure actuelle...
En 1997, Laurent-Désiré Kabila s'installa comme Président de la RDC, suite à l'alliance de Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) au cours de la Première guerre du Congo, avec l'aide des gouvernements de l'Ouganda et du Rwanda. Cependant, les tensions ethniques et politiques ne disparurent pas à l'est du pays. Des milliers de militants Hutus ayant pris part au génocide au Rwanda et qui avaient dû s'enfuir en RDC entretenaient une guerre de faible intensité avec l'armée rwandaise et les Banyamulenge congolais des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. En février 1998, ces deux provinces furent entraînées en des troubles ethniques. Des troupes Banyamulenge de l'AFDL casernées dans la ville de Bukavu, et les tensions au sein de l'Alliance se firent plus grandes. Le climat se détériora entre Laurent-Désiré Kabila et ses alliés rwandais et ougandais.
Au début août 1998, le nouvellement formé RCD, conduit par son président Ernest Wamba dia Wamba, prit la ville de Goma et commença à s'attaquer au pouvoir de Kinshasa, ce qui marqua le début de la Deuxième guerre du Congo. Le RCD aurait par ailleurs reçu le soutien de l'Ouganda et du Rwanda suite aux tensions entre ceux-ci et Laurent-Désiré Kabila. Le noyau du RCD était composé d'anciens membres de l'AFDL, dont de nombreux Banyamulenge, qui avaient déjà pris des alliances avec le Rwanda contre les forces anti-Tutsi de la région. Les forces pro-gouvernementales de Kabila tentèrent d'arrêter l'avance du RCD avec l'aide des armées d'autres états dont l'Angola et le Zimbabwe, ce qui marqua un pic dans la tension entre les différents pays de l'Afrique centrale.
Au cours de cette période, les congolais vivant dans le Nord- et le Sud-Kivu en vinrent à considérer le RCD comme un brutal oppresseur. Le Rwanda avait pratiquement pris le contrôle de l'organisation, qui avait accru sensiblement la taxation sans qu'il ne soit noté d'amélioration dans les conditions de vie de la population ou dans les infrastructures. Les troupes indisciplinées du RCD et celles des autres groupes armés étaient régulièrement à l'origine d'actes de brutalité contre la population. La domination des Banyamulenge était également très mal perçue.
En 1999, le front avec les forces gouvernementales se stabilisa. Le RCD avait par ailleurs gagné de nouveaux adhérents sous la forme d'anciens partisans de Mobutu Sese Seko et d'autres dissidents de longue date. Une fois qu'il fut clair que Kabila ne pourrait pas être renversé, des dissensions se firent jour dans l'organisation, et le Rwanda et l'Ouganda commencèrent à se disputer le contrôle du RCD et des ressources qu'il exploitait, telles les diamants, différents minerais et les ressources forestières.
Les tensions apparurent au grand jour en mai 1999 quand Wamba dia Wamba quitta l'est du pays pour s'établir à Kisangani avec l'aide de l'Ouganda, apparemment suite à une altercation avec l'ancien mobutiste Lunda Bululu. Son organisation fut dès lors connue sous le nom de RCD-Kisangani (RCD-K), ou parfois RCD-Wamba.
Le Docteur Emile Ilunga prit le commandement de la faction orientale, généralement connue sous le nom de RCD-Goma pour la distinguer du groupe de Wamba. RCD-Goma, en tant que plus ancien et l'un des plus puissants groupes, représente le RCD face aux différents autres groupes séparatistes qui en sont issus. Le Rwanda devint le premier support du RCD, transférant ainsi les tensions entre le Rwanda et l'Ouganda dans leurs groupes rebelles respectifs actifs au Congo.
La rupture définitive intervint quand les deux RCD s'affrontèrent à Kisangani, et où l'armée ougandaise fut défaite. Wamba se retira sur Bunia, où il dut faire face à des mécontentements et des révoltes dans son organisation. Mbusa Nyamwisi rejeta le commandement de Wamba et prit le contrôle Nord-Kivu septentrional et l'Ituri avec l'aide de certains militaires ougandais. Nyamwisi renomma le RCD-K en RCD-Mouvement de Libération. Le RCD-Goma garda le contrôle sur le sud du Nord-Kivu, le Sud-Kivu, leManiema, le nord Katanga, le Kasaï-Occidental et Kisangani.
En 2000, Adolphe Onusumba remplaça Ilunga à la tête du RCD-Goma. Cette nouvelle orientation apparut après l'échec de l'offensive gouvernementale en novembre 2000 à Pweto. Ce fut aussi à cette occasion qu'il apparut que le Gouvernement ne pourrait reprendre l'est du pays par les armes. Malgré les tentatives pour gagner le soutien des habitants du Kivu, les atteintes continuelles aux droits de l'homme et les abus de l'administration ont toujours ruiné ces efforts.
Le 30 juin 2003, un gouvernement de transition ou gouvernement "1+4" est nommé selon l'"accord global et inclusif de Prétoria" du 17 décembre 2002 qui fut ratifié le 2 avril 2003 lors du dialogue intercongolais à Sun City (Afrique du Sud). Azarias Ruberwa, leader du RCD devient un des quatre vice-présidents. Ce gouvernement d'union nationale est chargé de pacifier le pays en intégrant les milices dans une armée unifiée et de préparer des élections libres dans un délai de deux ans avec une année de prolongation maximum : les élections doivent avoir lieu au plus tard le 30 juin 2006.
Le support rwandais au RCD continue depuis la Deuxième guerre du Congovia les forces tutsis alignées sur le Rwanda et le Burundi dont les officiers les plus en vue sont le général Nkundabatare et le colonel Mutebesi. Le Rwanda a décidé que maintenir sa sphère d'influence dans les Kivus à travers des groupes militaires proches était de son meilleur intérêt. L'Ouganda procède également ainsi depuis plusieurs années.
publié il y a 14 heures, 14 minutes, | Denière mise à jour le 28 février, 2013 à 11:28 | sous Actualité, La Une, Nord Kivu, Politique,Sécurité. Mots clés: Bosco Ntaganda, M23, Runiga, Sultani Makenga
Le chef militaire du M23 accuse notamment Jean-Marie Runiga de se rallier à Bosco Ntaganda qui, selon le même document, « influence négativement les décisions du M23, au plus haut niveau ». Jean-Marie Runiga est également accusé de “malversations financières, divisions, haine-ethnique, escroquerie et manque de professionnalisme et d’éthique politique”.
Le porte-parole de la faction du M23 dirigée par le colonel Baudouin Ngaruye, un fidèle de Bosco Ntaganda, indique que Jean Marie Runiga ne se soumettra pas à cette décision. Il estime que cette destitution est une fuite en avant de Sultani Makenga qui devrait répondre des accusations de corruption.
Sur le terrain, ce jeudi matin, des sources concordantes à Rutshuru indiquent que des hommes fidèles à Bosco Ntaganda ont abandonné depuis la veille au soir les localités de Rubare, Kiwanja, et Rutshuru-Centre. Ces hommes se sont établis à Kibumba, à 30 km au Nord de la ville de Goma, où Bosco Ntaganda vient d’établir son état-major. Jean Marie Runiga reste pour l’instant injoignable.
La tension qui couvait entre les chefs du M23 depuis des semaines a connu une escalade, dimanche 24 février, lorsque les hommes fidèles à Sultani Makenga et ceux fidèles à Jean-Marie Runiga, en réalité à Bosco Ntanganda, se sont affrontés à l’arme lourde à Rutshuru. Le même jour, onze pays africains signaient à Addis-Abeba sous l’égide de l’Onu un accord-cadre pour rétablir la paix en RDC. Ces Etats se sont engagés à ne pas soutenir les groupes armés qui déstabilisent la RDC.
Ntaganda et le M23
Bosco Ntaganda qui occupait les fonctions de chef d’Etat-major de la rébellion du CNDP n’a jamais revendiqué officiellement son appartenance au M23. Mais des sources bien renseignées indiquent qu’il a joué dans l’ombre un rôle de premier plan au sein du M23 depuis sa création. Accusé des crimes de guerre et d’enrôlement d’enfants dans les groupes armés, Bosco Ntaganda est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.
Crée en mai 2012 par les mutins de l’armée loyaliste de la RDC issus de l’ex-rébellion du CNDP, le M23 revendique la pleine application de l’accord de paix signé en mars 2009 à Goma entre le gouvernement et le CNDP. Le M23 a occupé plusieurs localités de Rutshuru, dans le Nord-Kivu, à partir de juillet 2012. La rébellion a même réussi à prendre la ville stratégique de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu en novembre 2011, avant de s’en retirer plus d’une semaine plus tard à la demande des chefs d’Etats des Grands Lacs. Un retrait concédé contre des pourparlers qui se déroulent encore en ce moment à Kampala avec le gouvernement.
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